[L'industrie c'est fou] Un appartement rempli de microbes pour le bonheur des chercheurs... et de ses habitants

Dans le nord de l'Angleterre, deux universités souhaitent étudier la vie microbienne au sein d'un appartement-témoin, pour orienter son développement au service de l'homme et d'un habitat plus sain et plus durable.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

[L'industrie c'est fou] Un appartement rempli de microbes pour le bonheur des chercheurs... et de ses habitants
Image de synthèse du futur OME, l'appartement dans lequel sera étudiée la vie microbienne.

Nous ne sommes pas seuls dans nos appartements. Des milliers de microbes nous entourent et constituent une source encore non-exploitée pour l’habitat durable. Telle est la base du projet des universités britanniques de Newcastle et de Northumbria. Situées dans le nord de l’Angleterre, elles ont noué un partenariat pour construire un bioappartement dans lequel seront conduites une multitude d’études sur les liens entre les microbes et l’habitat durable. Ce projet est piloté par le Hub for Biotechnology in the Built Environment (HBBE).

Des microbes qui fournissent de l'énergie...

L’appartement, baptisé OME, sera construit au-dessus d’un laboratoire du campus de Newcastle. A l’intérieur, les chercheurs étudieront l’influence des matériaux, des surfaces ou des systèmes de ventilation sur la vie microbienne. Les microbes peuvent positivement ou négativement affecter un habitat humain. La propagation des virus fait partie des effets négatifs de la vie microbienne, mais celle-ci peut également apporter des services ! Les microbes peuvent par exemple générer de l’énergie à partir de la lumière du soleil, des eaux usées, ou des déchets ménagers. Bien d’autres pistes de recherches sont exploitables, comme la constitution de nouveaux matériaux (bioplastiques, cristaux) grâce à des processus microbiens.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

... et recyclent nos déchets

Les études menées au sein du OME pourraient à terme permettre de concevoir des habitats capables (par exemple grâce à la ventilation) d’encourager le développement de certaines bactéries saines ou, inversement, de ralentir la propagation de nuisibles et de virus, comme le Covid-19.

Les résultats sur la vie microbienne pourraient également donner lieu à des configurations où le recyclage des déchets ferait partie intégrante du bâtiment. Les déchets alimentaires, le carton, le plastique pourraient directement être reconvertis en carburant, électricité et autres produits et utilities.

Cet appartement a vocation à partager les connaissances et les avancées sur la recherche microbienne. Le site d’HBBO explique : « L'OME comprendra également un espace de prototypage et d'exposition, où des concepteurs, des architectes, des ingénieurs et des microbiologistes travailleront ensemble pour créer des installations à grande échelle afin de démontrer comment leurs recherches peuvent être appliquées. »

Le coût du projet est estimé à huit millions de livres (9,2 millions d’euros). La fin des travaux est prévue pour le printemps 2021.

Roman Epitropakis

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS