Technos et Innovations

[L'industrie c'est fou] Surfer en pleine campagne, loin de la mer, sera bientôt possible avec cette invention australienne

Rémi Amalvy , , , ,

Publié le

Vidéo Lassés par les vagues océaniques, les australiens de chez Surf Lakes ont mis au point un bassin artificiel capable de créer des vagues de cinq niveaux différents, adaptés aux compétences des surfeurs. Ils espèrent pouvoir installer leur invention un peu partout dans le monde.

[L'industrie c'est fou] Surfer en pleine campagne, loin de la mer, sera bientôt possible avec cette invention australienne
5 Waves est capable de créer des vagues adaptées à tous les niveaux de surfeurs.
© Surf Lakes

Pays où le surf est roi, l'Australie a beau être littéralement entourée de plages, cela ne lui empêche pas de vouloir toujours plus de vagues ! Située non loin de Gold Coast, une ville côtière de l'Est du pays, au Sud de Brisbane, l'infrastructure 5 Waves est là pour assouvir les envies de tous les amateurs de glisse aquatique.

En chantier depuis 2017 et terminée il y a quelques mois, 5 Waves est devenue la plus grande piscine à vagues du monde. Le bassin a été conçu pour en produire plus de 2 000 par heure, adaptées à tous les niveaux de pratiques et à tous les types de planches. La technologie mise en oeuvre imite la houle du fond des océans, et produit des vagues arrivant par groupes de deux à six qui viennent s'écraser sur plusieurs mini plages aux formes différentes.

Situé au centre de la piscine, un dispositif se charge de créer les vagues. Celles-ci sont propulsées vers l'un des quatre coins, chacun ayant un fond et un rivage différent. De quoi créer des remous aux profils différents, selon la zone. Chaque première vague créée peut ainsi se diviser jusqu'à dix fois tout en changeant de vitesse et de taille.

5 niveaux de vagues différentes

Le bassin propose plusieurs niveaux de vagues. Celles de niveau 1 sont adaptées aux débutants, elles leur permettent d'apprendre à les "attraper" et à se tenir debout sur une planche. Le niveau 2, intermédiaire, produit des vagues douces et faciles à prendre, notamment pour apprendre à tourner. Avec le niveau 3, avancé, les vagues sont légèrement plus grosses et raides, afin d'améliorer la qualité des virages et de commencer à effectuer des figures. Le niveau 4, expert, les vagues commencent par des rouleaux, et leur formes sont adaptées aux entraînements de haut niveau ainsi qu'aux compétitions. Avec le niveau 5, "pro" les vagues s'adaptent au niveau des surfeurs et bodyboarders de haut niveau. Leur taille dépasse les deux mètres.

La structure construite à Gold Coast n'est que la première d'une longue lignée, espère la société Surf Lakes, à l'origine du projet. Sur son site, celle-ci déclare avoir reçu plus de 300 demandes de renseignements pour de possibles constructions, dont 11 en France, et cinq protocoles d'accord. Qui sait, plutôt que Lacanau, Bar-le-Duc, dans la Meuse, pourrait bien devenir la nouvelle capitale française du surf ?

Réagir à cet article

2 commentaires

Nom profil

20/05/2020 - 21h25 -

Je suis moi-même surfeur en Bretagne, et pour être franc je trouve tous ces projets d une totale absurdité. En effet dénaturé un endroit où même en recyclant un lieu pour bâtir des piscines à vagues artificielles ayant un impact écologique et carbone sont à l invers de l esprit du surf qui se veut proche de la nature et respectueuse de celle ci.nous avons bien assez de sports à travers le monde pour satisfaire nos envies.....
Répondre au commentaire
Nom profil

20/05/2020 - 09h24 -

Bonjour, Quel progrès ! C'est formidable pour la planète, on va pouvoir bétonner les campagnes pour pratiquer le surf. Pas pour préserver la vie humaine ou animale ou végétale ou la planète. Non. Pour faire du surf !!! Il est vrai que cette pratique est essentielle à la continuité de la vie sur terre qui n'est pas menacée du tout. Quel beau bilan carbone en perspective, quelle belle destruction d'espaces naturelles, c'est vraiment formidable. Je ne peut que m'extasier devant tant de bêtise et de mépris pour la planète, cette invention, comme tant d'autre, est une honte et j'ose espérer que les pouvoirs publics et les gens sensés sauront s'y opposer farouchement. Je suppose que tout le mécanisme est alimenté par de l'énergie "verte", ah ah ah........ L'industrie c'est fou.....Non, là, c'est honteux.
Répondre au commentaire
Nom profil

21/05/2020 - 08h53 -

Géant, pouvoir suffer sans prendre l'avion c'est permettre à beaucoup l'assurance d'une bonne vague, on ne vit pas tous dans un paradis du surf
Répondre au commentaire
Nom profil

21/05/2020 - 11h24 -

Un gaspillage monumentale dans un pays qui subit des sécheresses de plus en plus importantes. Le business tuera l'espèce humaine et sa bêtise car la terre restera.
Répondre au commentaire
Nom profil

21/05/2020 - 12h14 -

Je suis d'accord avec toi Franck. Bien parlé.
Répondre au commentaire
Lire la suite
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte