Technos et Innovations

[L’industrie c’est fou] Le plus petit bateau du monde est imprimé en 3D... et peut naviguer dans un cheveu

Gautier Virol , , , ,

Publié le

Ce bateau a été imprimé en 3D. Il mesure 30 microns de long, ce qui lui permettrait de naviguer sur un fleuve de la largueur d'un cheveu humain.

[L’industrie c’est fou] Le plus petit bateau du monde est imprimé en 3D
Il était un (tout) petit navire... qui pourrait naviguer dans un cheveu.
© Leiden University

Ce bateau-là n'est pas taillé pour le Vendée Globe. Et pour cause : c’est probablement le plus petit navire jamais construit. Il mesure à peine 30 microns de long, soit environ le tiers de l’épaisseur d’un cheveu humain. Et plus de 600 000 fois plus petit que les voiliers du tour du monde en solitaire vendéen.

Il a été fabriqué par des chercheurs de l’université de Leiden (Pays-Bas) dans le cadre d’une étude sur la fabrication de micro-nageurs artificiels, des organismes microscopiques capables de se déplacer en autonomie dans un liquide, comme les spermatozoïdes ou les bactéries. Propulsés grâce à une réaction chimique, les micro-nageurs de synthèse pourraient à terme permettre de fabriquer des robots microscopiques capables de délivrer des médicaments dans l’organisme en naviguant dans les veines d’un patient.

USS Voyager

Alors que la majorité des recherches menées sur ces structures se concentrent sur la fabrication de simples sphères, celle-ci exploite l’impression 3D pour fabriquer des formes plus optimisées, comme l’hélice, la spirale ou… ce bateau. Dans leur publication scientifique, parue dans la revue Soft Matter, les scientifiques expliquent même avoir imprimé une version miniature d’un vaisseau spatial de Star Trek, l’USS Voyager.


L'USS Voyager, de Star Trek, rétrécit au micron. (crédit : Leiden University)

Pour les fabriquer, ils ont mobilisé une technologie ultra-précise de fabrication additive : la polymérisation à deux photons. Cette méthode utilise un laser produisant des impulsions extrêmement brèves, de l’ordre de la femto-seconde, pour solidifier une résine photosensible en un point précis de quelques centaines de nanomètres.

Agrémenté de détails difficiles à imprimer comme des trous, des parois incurvées ou en surplomb, ce bateau est la plus petite version d’un modèle largement utilisé dans le secteur pour tester la qualité des imprimantes 3D, surnommé Benchy3D. Il démontre une précision inédite du procédé.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte