[L’industrie c’est fou] La forme de ces pâtisseries imprimées en 3D varie selon le climat

Et si la kitchenette du futur comptait une imprimante 3D ? Open Meals imagine des pâtisseries qui utilisent la fabrication additive. En évoquant le changement climatique, les créations de l’entreprise japonaise nourrissent le corps et l’esprit.

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[L’industrie c’est fou] La forme de ces pâtisseries imprimées en 3D varie selon le climat
La start-up japonaise Open Meals spécialisée dans la food tech a présenté son nouveau projet : “Cyber wagashi”, des pâtisseries imprimées en 3D.

Confinement oblige, la cuisine est devenue un nouveau refuge dans les territoires inexplorés de nos appartements. Sur Instagram, les chefs se mettent à partager leurs recettes. D’autres n’ont pas attendu le Covid-19 pour investir dans la gastronomie 2.0. En février, la start-up japonaise Open Meals spécialisée dans la food tech a présenté son nouveau projet : “Cyber wagashi”, des pâtisseries imprimées en 3D.

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Une cinquième révolution de l’alimentation

Les cyber-cuisiniers japonais se présentent comme les ambassadeurs d’une “cinquième révolution de l’alimentation”. Les quatre premières étant : l’utilisation du feu, l’agriculture, l’invention de techniques pour préserver la nourriture et enfin la production en masse. “La prochaine révolution est la ‘numérisation’ de la nourriture”, prophétise la start-up qui est devenue spécialisée dans l’impression 3D d’aliments comme les sushis.

Un travail qui paraissait encore insolite il y a quelques mois. Force est de constater que ces solutions deviennent très pertinentes à l’heure des mesures de confinement face à la pandémie de coronavirus Covid-19. Open Meals a en effet souvent présenté sa technologie comme un moyen de “livrer” de la nourriture vers des sites isolés mais dotés d’une imprimante 3D.

Les données météorologiques sculptent le wagashi

Si vous n’êtes pas familiers de l’umami et de la cuisine japonaise, petit rappel. Les wagashi sont des pâtisseries traditionnelles inspirées des quatre saisons souvent réalisées avec de la pâte de haricot rouge, de la farine de riz (ou de blé), de l’agar-agar et du fécule de kuzu. “Dans le passé, les Japonais ressentaient le passage des saisons délicatement et ont créé une culture gastronomique appelée ‘wagashi’”, retrace Open Meals.

Les créateurs japonais ont donc réinventé de façon assez maline ce mets à la sauce XXIe siècle, à l’époque du réchauffement climatique et du numérique. Pour représenter les saisons, les wagashi d’Open Meals utilisent des données météorologiques fournies par des satellites : vitesse du vent, température et pression atmosphérique. La start-up utilise ensuite un algorithme pour convertir ces informations en formes de wagashi.

Par exemple, un jour chaud va apporter des couleurs “chaudes” à la nourriture imprimée tandis qu’une journée avec beaucoup de vent va augmenter la taille du wagashi et changer sa forme (avec une forme pour les cyclones et une autres pour les anti-cyclones). La pression atmosphérique va aussi influencer la hauteur de la création. La start-up a également retrouvé des données météorologiques datant de catastrophes climatiques. Elle a ainsi représenté le typhon Hagibis survenu en octobre 2019 au Japon (voir photo ci-dessous).

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