[L’industrie c’est fou] La bio-impression non-invasive vous fera oublier la chirurgie

Des chercheurs sont parvenus à imprimer des tissus, de la forme d’une oreille humaine, sous la peau d’une souris. Le tout, en n’utilisant qu’une bio-encre et de la lumière. Et sans aucun acte chirurgical.

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[L’industrie c’est fou] La bio-impression non-invasive vous fera oublier la chirurgie

Quand la médecine se rapproche de la science-fiction. Des chercheurs ont développé une technique de bio-impression qui aurait toute sa place au milieu des voitures volantes et des sabres laser. Ils sont parvenus à imprimer des tissus, de la forme d’une oreille humaine, sous la peau d’une souris. Le tout, en n’utilisant qu’une bio-encre et de la lumière. Et sans aucun acte chirurgical.

Cette expérience, publiée dans Nature Advances, démontre qu’il est possible de réparer ou de créer des tissus, aussi complexes que ceux d’une oreille, sans aucun implant chirurgical. Elle ouvre la voie à un nouveau type de soins, permettant de réparer des anomalies génétiques ou des blessures, en projetant de la lumière sur le patient.

Coup de soleil et lumière bleue

Cette technologie – appelée bio-impression 3D par traitement numérique de la lumière – intéresse la communauté scientifique depuis une dizaine d’années. Elle consiste à injecter une bio-encre dans les tissus endommagés d’un patient (en l’occurrence, d’une souris) et d’activer cette encre en projetant un rayon lumineux. Construisant ainsi, couche par couche, une structure cellulaire, elle permettrait de réparer des vaisseaux sanguins, des nerfs ou encore la moelle épinière de manière non invasive.

Jusqu’à présent, ces techniques utilisaient des rayonnements ultraviolets ou de la lumière bleue. Mais ces rayons ont une mauvaise pénétration dans les tissus et ne peuvent donc pas imprimer profondément sous la peau. Ils peuvent aussi causer… des coups de soleil. Pour palier cela, les chercheurs ont utilisé une lumière infrarouge proche.

Nouvelle oreille

Pour activer la bio-encre de différentes manières, ils ont développé un nano-initiateur capable d’envoyer des signaux variés. Ils ont injecté une bio-encre contenant des chondrocytes, un type de cellule qui compose le cartilage de l’oreille. Puis l’ont activé en projetant le schéma lumineux correspondant à la forme qu’ils souhaitaient : celle d’une oreille humaine.

Trente secondes plus tard, la souris, qui n’a souffert d’aucune brûlure pendant le processus, avait une forme d’oreille humaine sur le dos. Après un mois d’attente, elle commençait à créer ses propres cellules d’oreille pour en conserver la forme et la structure. Et avait donc adopté sa nouvelle oreille dorsale.

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