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[L'industrie c'est fou] L'éducation des machines passe par les marionnettes

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Vidéo Les machines s'essayent aux arts du spectacle ! En juillet 2019, les chercheurs de l'ETH Zurich ont adapté un robot industriel à la pratique difficile des marionnettes.

[L'industrie c'est fou] L'éducation des machines passe par les marionnettes
L’articulation des marionnettes représente une tâche diablement complexe pour un robot.
© ETH Zurich / Simon Zimmermann

Un métier de plus touché par la robotisation. En juillet, une équipe de chercheurs de l’université ETH Zurich (Suisse) a présenté dans un article scientifique une solution pour automatiser le métier de marionnettiste. Tel Pinocchio à qui le vieux menuisier Gepetto a insufflé la vie, les pantins des ingénieurs semblent accéder à l’autonomie.

Art méconnu, l’articulation des marionnettes représente une tâche diablement complexe, même pour un être humain. Elle nécessite un position particulière des mains ainsi que des mouvements pendulaires et non linéaires. Il faut prendre en compte les contraintes des mouvements des figurines et les forces générées aussi bien par la gravité que par les ficelles.

Objectif : manipuler des objets physiques complexes

Pour leur expérience, les chercheurs allemands ont utilisé les bras robotiques YuMi de l’entreprise suisse ABB. Une machine d’habitude destinée à des tâches d’assemblage dans des usines qui associent humains et robots. Les chercheurs se sont occupés quant à eux de la partie informatique.

Celle-ci consiste en un modèle de contrôle prédictif qui prend en compte la dynamique de la marionnette et les mouvements du robot-marionnettiste. Les ingénieurs ont simulé de façon virtuelle un fantoche et le “mouvement cible” que le robot doit atteindre. Ils ont également progressé pas à pas en accomplissant des mouvements de plus en plus complexes : faire rentrer un pendule dans un verre en premier, faire marcher une marionnette bipède à deux fils puis un poisson à huit fils...

L’effet visuel séduit et peut-être les robots feront-ils leur apparition dans le monde du spectacle. Les chercheurs de l’ETH Zurich pensent toutefois à des utilisations plus terre à terre. Si les machines parviennent à manipuler des marionnettes, ils pourraient tout aussi bien travailler sur des objets physiques plus complexes : vêtements, draps, colis souples dans les entrepôts, câbles sur les sites de construction, etc.

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