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[L’industrie c’est fou] Elvis Presley, Lady Gaga, Elton John… Une IA réinterprète les classiques

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Les IA développent leur oreille musicale ! Le laboratoire américain OpenAI essaye d'apprendre la composition à une intelligence artificielle. Il vient de présenter le résultat de ses expériences dans une playlist très fournie.

[L’industrie c’est fou] Elvis Presley, Lady Gaga, Elton John… Une IA réinterprète les classiques
Sur son site, OpenAI expose une étrange playlist de plus de 7 000 chansons : dont la chanson “Come on Eileen” de Dexy’s Midnight Runners chantée par un faux Elvis Presley.
© Pixabay

L’été 2020 ne connaîtra pas de festivals de musique en France. Avec l’interdiction des grands rassemblements, les organisateurs se creusent la tête pour inventer des nouveaux formats numériques. Cela tombe bien, l’intelligence artificielle fait d’énormes progrès en musique. Le laboratoire OpenAI a présenté son nouveau projet le 30 avril : Jukebox.

Composer de la musique grâce aux algorithmes : de nombreux chercheurs ont relevé le défi avec plus ou moins de succès. Huawei a offert une conclusion à la symphonie inachevée de Schubert tandis que la chanteuse japonaise virtuelle IA a donné un concert en France. Les oeuvres d’OpenAI attirent désormais l’attention. Cette entreprise “à but lucratif limité”, cofondée par Elon Musk (Tesla, SpaceX), est l’une des plus réputées dans le domaine de l’intelligence artificielle. 

Une IA nourrie avec 1,2 million de chansons

Sur son site, OpenAI expose une étrange de playlist de plus de 7 000 chansons et d’expériences étranges : la chanson “Come on Eileen” de Dexy’s Midnight Runners chantée par un faux Elvis Presley, “Tiny Dancer” recomposée par Elton John et “No Way” ré-écrite par Lady Gaga… Que vous soyez fan de pop, de country ou de rock vous pouvez retrouver vos morceaux préférés dans un genre nouveau sur cette plate-forme. Le résultat est souvent bizarroïde mais les capacités de l’IA à se ré-approprier le style d’un artiste reste impressionnante.

Pour développer ce Jukebox, OpenAI a nourri son intelligence artificielle avec 1,2 million de chansons : l’IA a également pris connaissance des métadonnées liées aux paroles, à l’artiste, le genre de musique, l’année de la chanson ou encore l’ambiance générale du morceau. 

Plusieurs exercices de création

Pour faire écouter ces chansons à l’IA, le laboratoire a en fait compressé les morceaux en trois différents niveaux : un niveau ultra-compressé comporte seulement des informations sur le volume, la mélodie et le rythme tandis que les autres niveaux ajoutent plus de qualité au son avec par exemple des détails supplémentaires sur le timbre de voix. Pour interpréter des chansons, le Jukebox utilise la même méthode dans le sens inverse et produit une première version ultra-compressée de la chanson avant d’y ajouter des détails.

OpenAi a ensuite soumis plusieurs exercices de création au Jukebox : poursuivre une chanson après avoir écouté les 12 premières secondes (voir ci-dessous) ou jouer une chanson “à la manière de” (voir au-dessus).

Les développeurs remarquent encore quelques défauts : l’IA peine à reproduire des structures complexes de chansons avec par exemple une répétition des refrains. Le procédé reste aussi assez long : le logiciel met 9 heures à générer une seule minute de son, ce qui limite les applications interactives de cette solution.

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