[L'industrie c'est fou] Des abris lunaires fabriqués à base de terre lunaire… et d'urine

Pour réduire les coûts des futurs abris lunaires, le plus simple serait d'utiliser des éléments présents sur place. Des chercheurs de l'Agence spatiale européenne sont parvenus à imprimer en 3D un béton à base... d'urine et de sol lunaire. 

 

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[L'industrie c'est fou] Des abris lunaires fabriqués à base de terre lunaire… et d'urine
Réalisation artistique d'un abri lunaire.

La Lune est devenue l'objet de toutes les convoitises depuis que la NASA a annoncé sa volonté d'y retourner, et pourquoi pas d'y installer une base. Pour ce faire, de nombreuses études scientifiques cherchent à mettre au point des solutions pour réduire le coût de construction d'un abri.

Plutôt que d'expédier des matériaux sur la Lune, dont le prix est exorbitant (plus de 9 000 euros pour chaque demi kilo envoyé), des chercheurs norvégiens de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont mis au point une sorte de béton imprimé en 3D, en mélangeant du régolithe lunaire et de l'urée. L'urée, deuxième composant le plus présent après l'eau dans l'urine, permettrait de ralentir le durcissement du matériau, et ainsi créer différentes formes imprimables en 3D.

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Un matériau résistant "peu de temps après le mélange"

"Les échantillons contenant des superplastifiants à base d'urée (…) pourraient porter des poids lourds peu de temps après le mélange, tout en conservant une forme presque stable", rapportent les scientifiques.

(Béton lunaire à base d'un substitut de régolithe et d'urée. Crédit photos : Journal of cleaner production)

Les chercheurs ont testé la résistance du matériau dans des conditions proches de celles rencontrées sur la Lune. En imprimant des cylindres fabriqués à partir d'un substitut de régolithe développé par l'ESA et de l'urée, les scientifiques ont réalisé plusieurs cycles de chauffe à 80 degrés et de refroidissement. "Une fois chauffés à 80 degrés Celsius (170 degrés Fahrenheit), leur résistance a également été testée et a même augmenté après huit cycles de gel-dégel comme ceux de la lune", notent-ils dans une publication parue dans le Journal of Cleaner Production.

(Une pompe à seringue haute pression est utilisée pour l'impression 3D des échantillons.)

"Des résultats encourageants, mais qui doivent encore être complétés. Les chercheurs n'ont en effet pas encore de solution pour extraire, sur la Lune, l'urée de l'urine des astronautes", indique Futura sciences.

Si cette étape était franchie, les astronautes pourraient devenir les champions du recyclage !

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