[L'industrie c'est fou] Cette robe robotique réagit à son environnement immédiat

Spécialiste des robes interactives, Ying Gao a présenté un nouveau "vêtement robotique" qui sera exposé à Bâle, en Suisse, en janvier 2020. Avec ses tenues, la créatrice veut marier technologie, mode et électronique.

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[L'industrie c'est fou] Cette robe robotique réagit à son environnement immédiat
Ying Gao s’est faite une spécialité des robes interactives.

Chaussures auto-laçantes, vestes à séchage automatique, tissus-écrans… Les habits animés apparaissent régulièrement dans les oeuvres de science-fiction. Pourtant, les technologies existent déjà pour donner vie aux vêtements. La créatrice Ying Gao l’a prouvé avec un nouveau projet “d’habit robotique”. Ses tenues seront présentées lors de l’exposition Making Fashion Sense entre le 16 janvier et le 8 mars 2020 à la Maison des Arts Électroniques de Bâle (Suisse).

Capteurs de lumière et de couleur

Baptisé “Flowing water, standing time”, le vêtement robotique comporte des composants électroniques et des pièces en silicone, en verre et en polymère PVDF. Ces habits bougent de façon indépendante en réagissant au spectre chromatique. “'Reconnaissant’ les couleurs de leur environnement immédiat, ils sont à la fois liquides et caméléons, se modulant au rythme lent des reflets changeants de leur milieu”, présente la designer.

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La robe est en fait équipée de plusieurs capteurs de lumière et de couleur, rapporte le site Dezeen. Des mini-caméras reliées à un nano-ordinateur Raspberry Pi sont également intégrées dans la tenue pour recueillir des informations sur l’environnement immédiat de la personne. Une série d’aimants et de petits mécanismes tissés avec les pièces en silicone permettent enfin au vêtement de s’agiter lentement.

Robes interactives

Basée au Canada, Ying Gao est professeure à l’Université de Québec. Par le passé, elle a également chapeauté le département design produit, bijou et accessoires de la prestigieuse HEAD (Haute école d'art et de design) de Genève. La créatrice s’est faite une spécialité des robes interactives dotées de capteurs de lumière, de technologies de reconnaissance faciale ou même oculométriques (c’est-à-dire sensibles aux mouvements oculaires).

Ying Gao n’expérimente pas seule l’incorporation de nouvelles technologies dans le secteur de la mode. Dans les maisons de mode plus célèbres, Stella McCartney essaye de trouver des alternatives à la fourrure avec des matériaux innovants. En janvier, lors de la Fashion Week, Iris van Herpen s’était également fait remarquer avec des tenues réalisées grâce à l’impression 3D.

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