Technos et Innovations

L’industrie 5.0, une alliée de poids pour la compétitivité de la France

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Publi-rédactionnel Avec l’arrivée de la robotisation et les progrès technologiques de la robotique, beaucoup s’imaginaient déjà voir l’humain entièrement absent de la production, récoltant les fruits du travail acharné de robots comme seuls et uniques travailleurs. Mais aujourd’hui, une nouvelle tendance émerge, celle de ramener l’humain au centre du processus de production, avec le robot : une industrie « 5.0 », où la France est en retard. Quels bénéfices aurait l’Hexagone à prendre le train en marche de la cobotique (robotique collaborative) ?  

L’industrie 5.0, une alliée de poids pour la compétitivité de la France

L’industrie a été l’un des premiers secteurs à adopter et faire un usage intensif des robots. Leur capacité à travailler sans interruption dans des environnements parfois dangereux et effectuer des tâches exténuantes en ont fait de précieux alliés, permettant d’accomplir d’incomparables progrès en termes de productivité et d’efficacité.

Beaucoup se sont inquiétés de voir l’humain entièrement remplacé par le robot, plus efficace et rentable dans l’imaginaire collectif. Mais ce futur de sites de production entièrement robotisés est déjà passé de mode avant même de s’être réalisé. Désormais, l’avenir est à la combinaison entre l’humain et le robot collaboratif (la cobotique).

La cause de ce retour en grâce de l’humain ? L’exigence des consommateurs, de plus en plus élevée. À l’ère des réseaux sociaux, de l’individualisme et de la mise en avant de l’unicité, tout le monde désire un degré élevé de personnalisation dans ce qu’il achète et consomme. C’est particulièrement le cas dans les secteurs de l’automobile (et ses myriades d’options), de l’informatique ou encore de la téléphonie. Car si les robots excellent dans la production massive de produits standardisés, l’imagination et la « patte » humaine sont encore indispensables pour tout ce qui touche à la personnalisation.

L’alliance du cobot et de l’humain permet à l’industrie d’atteindre son plus haut potentiel : une production de masse grâce au robot, qui sert d’outil multifonctionnel à l’opérateur humain qui pour sa part y ajoute son savoir et sa créativité, libéré des tâches rébarbatives. C’est cette union qui transformera l’industrie d’aujourd’hui en l’industrie « 5.0 » du futur.

Robotisation : où en est la France ?

En France, si la robotisation progresse, les robots sont encore sous-représentés, malgré les multiples initiatives en ce sens, comme le salon Innorobo en mai 2017 ou le lancement de la France Robots Initiatives en 2013, afin de soutenir la filière et convaincre les suspicieux. Beaucoup s’interrogent également sur l’effet qu’aurait une industrie robotisée sur l’emploi. À tort. Par exemple, on trouve, en proportion, quatre fois plus de robots en Allemagne qu’en France, ce qui n’empêche pas ce pays d’avoir un taux de chômage deux à trois fois inférieur (1).

Car même si la robotisation était généralisée au maximum de son potentiel en France, elle ne menacerait l’existence que de 10 % des emplois, et en créerait au moins autant d’autres. La robotique collaborative, loin d’être un secteur isolé, progresse en cœur avec l’informatique et celui des applications, et profite énormément de tous les progrès techniques, du traitement de données à l’analyse d’images. Elle ne souffre donc pas d’un « plafond de verre » limitant ses applications. Au contraire, il s’agit d’un domaine universel, progressant constamment et applicable, avec un peu d’imagination (sa seule réelle limite), à tous les aspects de notre civilisation.

Le robot (ou « cobot ») n’est plus une menace pour l’emploi, mais la garantie de ce dernier, permettant d’offrir une vitesse de production élevée, d’une meilleure qualité et cela en partenariat avec l’opérateur. Une étude de Technavio affirmait que la croissance du secteur de la robotique collaborative dans le monde serait de +60 % entre 2017 et 2021 (2). Pendant ce temps, la France est au 18e rang mondial (3).

La cobotique : un plan d’avenir

Pour 85 % des producteurs, un environnement de travail où humains et cobots travailleront en harmonie sera monnaie courante dans le secteur manufacturier dès 2020 (4), en particulier dans les pays développés. Et cette arrivée massive de cobots va bien entendu changer les paradigmes de travail et de sécurité. La France, réputée pour sa difficulté à avancer sur les textes de lois, devra ici être rapide et efficace, en légiférant efficacement sur les robots, leurs statuts et leurs limitations, sans confondre législation et pénalisation… ou l’industrie « 5.0 » française sera finie avant même d’avoir commencée.

 

Article écrit par Esben Østergaard, CTO d'Universal Robots

 

(1) Source : https://www.touteleurope.eu/actualite/le-taux-de-chomage-en-europe.html

(2) Source : https://www.technavio.com/report/global-robotics-global-collaborative-robots-market-2017-2021

(3) Source : https://blog.universal-robots.com/fr/robotique-o%C3%B9-en-est-lindustrialisation-de-la-france-

(4) Source : https://www.accenture.com/us-en/_acnmedia/PDF-13/Accenture-Connected-Industrial-Workforce-Research

 

Contenu proposé par Universal Robots.

 

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