[L’image du jour] Trois entreprises françaises travaillent sur un respirateur low cost

Trois entreprises françaises, membres du pôle de compétitivité Mov'eo, ont présenté le 6 avril un projet de respirateur artificiel à bas coût. Leur solution est inspirée d'un prototype du MIT 25 fois moins chère que les respirateurs traditionnels.

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[L’image du jour] Trois entreprises françaises travaillent sur un respirateur low cost
En mars, les équipes du MIT aux États-Unis ont présenté un projet en open source pour fabriquer un respirateur artificiel à bas coût.

La communauté des makers continue de se mobiliser pour prévenir les pénuries de respirateurs artificiels. En pleine crise sanitaire, cet équipement permet d’assister les personnes atteintes de coronavirus Covid-19 dans un état critique. Lundi 6 avril, l’accélérateur d’innovation technologique Overspeed a présenté un prototype de respirateur bon marché.

Une “innovation frugale” inspirée du MIT

Un respirateur artificiel classique peut coûter entre 10 000 et 25 000 euros. En mars, les équipes du MIT aux États-Unis ont présenté un projet en open source pour fabriquer un matériel médical similaire pour seulement 400 à 500 dollars (entre 367 et 459 euros). Baptisé E-Vent (pour “emergency ventilator”, les ingénieurs derrière le projet partagent leur design et leurs plans sur un site en anglais et accessible sur simple inscription (gratuite).

Basé à Rouen (Seine-Maritime), Overspeed s’est appuyé sur ce travail pour développer un ballon insufflateur robotisé. L’entreprise explique qu’elle veut “apporter sa contribution auprès des services de santé en développant très rapidement une solution avec les moyens existants, en s’inspirant de la démarche de l’innovation frugale”.

Un ballon augmenté d'un système électronique robotisé

Comme le projet américain, Overspeed utilise des BAVU (ballon autoremplisseur à valve unidirectionnelle). Du matériel disponible en hôpital et utilisé d’habitude pour ventiler un patient en arrêt respiratoire. Le BAVU fonctionne initialement grâce à une action manuelle mais le concept d’Overspeed consiste à équiper le ballon d’un système électronique robotisé.

Pour cela, Overspeed a exploité des cartes électroniques de sa conception “destinées à un usage de contrôle d’accès”. “Overspeed reprogramme le logiciel de ces cartes en stocks afin de les convertir en commande de robotisation du ballon insufflateur”, explique l’accélérateur. L’entreprise Techno Map a participé quant à elle à l’impression 3D et l’assemblage du prototype tandis que Gault Industries a assuré la partie usinage. Les trois sociétés sont membres de Mov’eo, un pôle de compétitivité spécialisé en R&D dans le secteur de la mobilité et de l’automobile.

Les trois entreprises ne précisent pas encore si leur solution va servir dans un hôpital. Aux États-Unis, l’E-Vent n’a pas encore obtenu les autorisations de la Food and Drug Administration (FDA) même si les ingénieurs du MIT travaillent à cet objectif.

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