L'Usine Campus

L’IA éthique s’invite à la rentrée des apprentis managers

Marion Garreau ,

Publié le

Les étudiants de l’école de commerce Skema ont planché du 10 au 13 septembre sur des projets mêlant intelligence artificielle et éthique. Si l’IA reste pour beaucoup une notion floue, la volonté de résoudre des problèmes sociétaux ou écologiques était, elle, bien présente.

L’IA éthique s’invite à la rentrée des apprentis managers
Le groupe sélectionné sur le campus de Paris pour concourir à la finale du hackathon organisé par l'école de commerce Skema sur "AI for Life".
© Skema

Pour son hackathon de rentrée, qui s'est tenu du 10 au 13 septembre, l’école de commerce Skema a choisi de faire plancher ses étudiants de première année sur le thème de "Artificial Intelligence for life" (L’intelligence artificielle pour la vie). La consigne : "imaginer des solutions éthiques pour un mieux vivre avec l’Intelligence Artificielle" – un travail en collaboration avec les étudiants ingénieurs de l’ESIEA (Ecole d’ingénieurs du monde numérique), ceux de MIAGE Université Côte d’Azur et de l’Ecole Centrale de Lille.

"Nous vous demandons de considérer l’impact de vos projets sous trois angles : people, profit et planet [l’humain, le profit, la planète] ; à mon époque, c’était seulement profit, profit et profit", s’amuse à pointer Pierre-Antoine Dussolier, membre du jury et ancien de Skema qui a percé dans la fintech (technologie financière) avec sa société iBanFirst.

Intelligence artificielle, "un mot galvaudé"

Si lier l’aventure entrepreneuriale et l’impact sociétal est bien intégré aujourd’hui, l’imbriquer avec l’intelligence artificielle semble plus compliqué. "Je n’avais jamais entendu parler de Tech For Good ou d’IA For Good auparavant et je ne savais pas trop ce qu’était l’intelligence artificielle avant ce hackathon. Mais lier business et éthique, c’est connu et complètement possible", confie Hugo, l’un des étudiants, avec l’acquiescement de quelques-uns de ses camarades.

Résultat : les projets proposés s’attaquaient à des problèmes de société ou environnementaux sans forcément avoir un angle technologique très pointu. Ainsi des trois projets retenus pour la finale :

 

  • Memor IA, d’une équipe de Skema Sophia Antipolis : un assistant mémoriel pour accompagner à son domicile une personne atteinte d’Alzheimer, capable de lui rappeler ses rendez-vous et lui proposer des exercices de stimulation cognitive.
  • Smarket, d’une équipe de Skema Paris : lutter contre le gaspillage alimentaire dans les supermarchés grâce à un programme de gestion des stocks basés sur l’anticipation des achats des consommateurs et qui permette également aux producteurs d’éviter la surproduction.
  • Art’pette, d’une équipe de Skema Lille : une plate-forme de vente aux enchères d'œuvres réalisées par les étudiants en école d’art pendant leur cursus. Une intelligence artificielle évaluant leur valeur. L'intérêt ? Que les étudiant dégagent des revenus et commencent à créer leur cote.

Si le jury a considéré à la lueur de ces projets que "le mot ‘Intelligence artificielle’ est galvaudé et confondu avec l’informatique", il a salué la cohérence et la présentation du projet Art’pette, vainqueur de ce challenge.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les thèmes de L'Usine Campus


Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte