L'Europe reste divisée sur les modalités d'un plan de relance économique

Réunis en visioconférence le 23 avril, les dirigeants de l'Union européenne n'ont toujours pas trouvé d'accord sur les modalités d'un plan de soutien économique face au Covid-19. L'Union européenne s'est toutefois entendue sur la nécessité d'un fonds pour relancer l'économie après la crise sanitaire.

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L'Europe reste divisée sur les modalités d'un plan de relance économique
Les dirigeants des 27 se sont retrouvés en visioconférence pour la quatrième fois depuis le début de la crise sanitaire. /Photo prise le 23 avril 2020/REUTERS/Bundeskanzleramt/Arno Melcharek

L'Europe trouve un accord de principe mais reste divisée sur les modalités d'un plan de soutien économique face au coronavirus. Les dirigeants européens se sont seulement entendus sur la nécessité d'un tel plan. Ils ont chargé la Commission européenne d'évaluer les besoins, de proposer un nouveau budget et de trouver les moyens pour financer la relance une fois passée la pandémie de Covid-19, a appris Reuters de sources diplomatiques.

Désaccord clairement exposées entre les dirigeants

Mais les désaccords ont été de nouveau clairement exposées, quatre pays européens - l'Autriche, le Danemark, la Suède et les Pays-Bas - s'opposant à des subventions. Un camp intégrant aussi l'Allemagne se dessine pour réclamer que l'aide soit liée au prochain budget pluriannuel de l'UE, ajoute-t-on de mêmes sources.

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Les dirigeants des 27 se sont retrouvés en visioconférence pour la quatrième fois depuis le début de la crise sanitaire, après avoir exposé ces derniers jours des positions apparemment incompatibles entre partisans d'une mutualisation des dettes contractées pour financer cette relance, comme la France, l'Italie et l'Espagne, et adversaires résolus d'une telle évolution, comme l'Allemagne et les Pays-Bas.

"Il n'est pas acceptable que les dettes soient mutualisées"

La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé que les dirigeants européens ne s'étaient pas entendus sur tous les points mais qu'ils étaient convenus de travailler ensemble. "Il était clair pour tout le monde que nous avions besoin d'un tel fonds de relance", a-t-elle déclaré à la presse. "Je veux dire très clairement qu'une telle solution commune est dans l'intérêt de l'Allemagne, parce que les choses ne peuvent aller bien pour l'Allemagne que si elles vont bien pour l'Europe".

"Nous n'étions pas toujours d'accord, par exemple pour déterminer si cela devait se faire sous forme de subventions ou de prêts, ou sur les modalité de mise en œuvre, mais nous avons tous convenu que ce fonds de relance devait être étroitement lié au prochain financement à moyen terme", a poursuivi la chancelière. "Il n'est pas acceptable que les dettes soient mutualisées", a-t-elle répété.

Un plan à 1 000 milliards d'euros ?

Interrogée sur le montant du plan de relance, la chancelière a dit n'avoir avancé le chiffre de 1 000 milliards d'euros que pour donner une échelle de grandeur dans le cadre des discussions. Une fourchette de 750 à 1 500 milliards d'euros (soit 5 à 10 % du PIB de l'UE) a également été évoqué.

"C'est pourquoi nous avons demandé à la Commission de nous faire des propositions, d'évaluer les besoins des différents secteurs et de déterminer les dommages qu'ils subiront", a poursuivi la chancelière allemande, ajoutant que l'Allemagne devrait contribuer davantage au futur budget de l'UE.

Avec Reuters (Gabriela Baczynska, Francesco Guarascio et Robin Emmott; version française Betrand Boucey et Henri-Pierre André)

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