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L’euphorie gagne les ETI

Solène Davesne

Publié le

Les entreprises de taille intermédiaires sont plus optimistes sur leurs carnets de commande et leurs activités pour 2017, selon la dernière enquête de conjoncture pilotée par Bpifrance et la DGE.

L’euphorie gagne les ETI

Plus aucun nuage à l’horizon. Le baromètre annuel réalisé par Bpifrance et la direction générale des entreprises (DGE) auprès des ETI confirme le redémarrage net de l’activité en France. Les 518 ETI interrogées se montrent très confiantes sur leurs perspectives pour cette année. La moitié des entreprises de taille intermédiaire anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires en 2017, en hausse de trois points par rapport à l’an dernier. 11 % d’entre elles seulement craignent une baisse d’activité, un chiffre identique à l’an dernier. Après s’être déjà regarnis en 2016, les carnets de commande devraient continuer à se redresser cette année, avec un solde d’opinion de + 28 % dans l’industrie, contre + 11 % l’an dernier. Le moral au beau fixe des ETI conforte l'embellie plus générale observée par l'Insee. Selon l'institut de statistique, le climat des affaires a atteint en juin son plus haut niveau depuis l'été 2011.

Les ETI industrielles embauchent 

"Tous les freins se desserrent. Les politiques menées ces dernières années ont permis d’améliorer les marges", souligne Pascal Faure, le directeur de la DGE. Cette amélioration rejaillit désormais sur les perspectives d’emplois. Pour les ETI industrielles, le solde d’opinion relatif aux recrutements en France progresse ainsi de + 8 % en 2016 à + 23 % en 2017, le plus haut niveau tous secteurs confondus. Les prévisions d’investissement des ETI sont de leur côté à leur plus haut niveau depuis sept ans. "Sur le premier semestre, les crédits d’investissement distribués par Bpifrance sont en hausse de 18 %", confirme Nicolas Dufourcq, le directeur général de la banque publique. "Les problèmes de financement ne concernent plus que 2 % des ETI. Désormais les sujets sont ailleurs."

Pas encore assez tournées vers l'export

Des points de fragilité demeurent. A commencer par l’internationalisation. En 2016, les exportations des ETI ont été inférieures aux attentes, à cause du ralentissement du commerce mondial. Pour 2017, l’amélioration de l’activité attendue sera surtout tirée par le redémarrage du marché français plus que par un rebond des exportations. Dans l’ensemble, les ETI restent peu présentes à l’international, avec 39 % d’entre elles actives à l’exportation. Un chiffre qui évolue peu. "Il faudrait au moins arriver à emmener 50 % des ETI à l’étranger. Les marges sont aussi souvent plus élevées à l’exportation", plaide Nicolas Durfourcq, qui pointe aussi la difficulté pour les ETI de recruter des talents comme frein à leur développement. Bpifrance réfléchit à des volontariats en PME sur le modèle des VIE à l’étranger.

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