L'étonnant Arbre à Vent de New Wind agite ses feuilles et électrise la COP21

Quelle meilleure publicité que d'avoir rallié à sa cause Arnaud Montebourg, fervent promoteur du Made in France, quand on est une start-up ? Profiter de la gigantesque vitrine de la COP21 ! Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le français New Wind en tire amplement profit. Son Arbre à Vent et ses révolutionnaires "aéroleafs" ont été photographiés sous tous les angles, à l'entrée de la COP21, à l'endroit où défilent délégations officielles et visiteurs. "C'est un symbole fort", constate Jérôme Michaud-Larivière, le PDG de la société.

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Les deux Arbres à Vent achetés par Engie, installés à la COP21 (crédits Arnaud Dumas)

A l'heure où 150 chefs d'Etat se réunissaient pour tenter de limiter le réchauffement climatique, les deux Arbres à Vent installés sur le site de la COP21, au Bourget, agitaient leurs feuilles, produisant de l'électricité, comme autant de mini éoliennes. Le tout pour une puissance installée de 4,1 kW. De quoi alimenter 15 lampadaires de 50W, 100 m2 de bureaux à basse consommation, 83% de la consommation d'électricité d'un foyer français hors chauffage. "Certes, ce ne sont que de kilowatts mais ils sont produits tout près et immédiatement", plaide Jérôme Michaud-Larivière, le PDG de New Wind.

intégré Dans la ville de demain

Arbre, buisson, branche
Modulabilité, adaptabilité sont les maîtres mots de New Wind. Outre son arbre à vent, la société espère étendre sa gamme pour proposer différentes hauteurs d'arbre, des buissons et surtout des branches. Il s'agirait de 3 feuilles groupées qui pourraient alimenter des besoins en électricité ponctuels et spécifiques. "En Afrique par exemple, une branche pourrait permettre d'alimenter un réfrigérateur", explique Jérôme Michaud Larivière.
Son innovation, le PDG de New Wind l'a pensée pour qu'elle s'intègre dans la ville de demain "plus douce, plus agréable. L'énergie sera mieux dépensée et elle sera produite localement", détaille-t-il.

Contrairement à une éolienne, l'Arbre à Vent ne fait aucun bruit. Ses 8 mètres de haut et la disposition de ses 63 feuilles sont l'aboutissement d'un long processus d'études scientifiques pour que les lois aérodynamiques soient respectées et que chaque "aéroleaf" soit la plus efficace possible.

Mais l'Arbre à Vent est surtout une spectaculaire vitrine pour New Wind. Un emblème que la société espère vendre aux promoteurs immobiliers en quête du graal qu'est le bâtiment à énergie positive. Un signe distinctif qui permet de montrer patte verte. Par exemple le groupe Unibail, spécialisé dans l'immobilier commercial, a demandé à New Wind de développer un Arbre à Vent aux couleurs de la marque, qu'il pourra installer devant ses centres commerciaux en Europe afin qu'ils soient rapidement identifiables.

Un contrat qui, s'il se concrétise, s'avèrera colossal pour New Wind : 72 centres commerciaux, 11 palais des congrès et une ribambelle de plus petites structures partout en Europe.

Le soutien d'Arnaud Montebourg
L’ancien ministre de l’Économie a été séduit par le concept des arbres à vent. Après avoir rejoint la vice-présidence d’Habitat, puis le comité d’orientation de Talan, il a intégré la présidence du conseil de surveillance de New Wind, en octobre. Arnaud Montebourg a mis des financements, modestes, mais personnels, dans l’affaire (56 000 euros). Les talents de bateleur et les relations d’Arnaud Montebourg devraient aider la start-up à trouver du financement et des partenaires stratégiques. Engie a déjà acheté deux arbres de préséries, qui sont actuellement exposés au Bourget à l'occasion de la COP 21.

Vers La phase d'industrialisation

A partir du mois de février, la start-up va démarrer la production en série. La structure de l’Arbre à Vent, tronc et branches, a été confiée à Eiffage Métal, les Aeroleafs sont fabriquées dans les Côtes d’Armor avec Bretagne Ateliers… Bref, du Made in France à 98%.

"Seuls les aimants sont chinois", explique le PDG. Le tout est ensuite assemblé dans l'atelier de New Wind situé à Saint-Brieuc. Puis la dernière étape, l'installation, a été confiée à Derichebourg.

"Nous avons privilégié un circuit de fabrication proche de nous pour rester en dialogue constant', nous explique Jérôme Michaud-Larivière. Et si les commandes explosent ? Tous ses partenaires industriels seront capables de monter en cadence si besoin.

Plus tard, la société ne s'interdit pas d'internaliser totalement la production. Mais uniquement quand le produit sera standardisé "et qu'on aura atteint le particulier, au bon prix", conclut-il.

Astrid Gouzik

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