L’Etat temporise la baisse de sa participation dans le capital d’Engie

L'Etat français ne semble pas vouloir se précipiter pour réduire sa participation de 23,6% au capital d'Engie, a déclaré vendredi le président du conseil d'administration du groupe, Jean-Pierre Clamadieu.

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L’Etat temporise la baisse de sa participation dans le capital d’Engie
L'Etat français ne semble pas vouloir se précipiter pour réduire sa participation de 23,6% au capital d'Engie, a déclaré vendredi le président du conseil d'administration du groupe, Jean-Pierre Clamadieu. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Pas de précipitation. Pour le président du conseil d’administration du groupe Engie Jean-Pierre Clamadieu, l’Etat français ne semble pas prêt à réduire sa participation de 23,6% au capital de l’électricien.

Les cessions par l'Etat de titres du fournisseur de gaz et d'électricité et de services énergétiques sera possible une fois la loi Pacte promulguée, poursuit-il.

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"A ce jour, je n'entrevois aucun signe me disant que l'Etat va se précipiter pour réduire sa participation", a déclaré Jean-Pierre Clamadieu lors de l'assemblée générale des actionnaires d'Engie.

Alimenter un fonds de l’innovation de rupture

"L'objectif est bien celui-ci mais il le fera de manière à ne pas peser ni sur la stratégie de l'entreprise ni bien sûr sur la valeur du patrimoine commun de cette entreprise pour l'ensemble de ses actionnaires", a-t-il ajouté

Le produit des cessions de titres Engie, de même que celui des privatisations d'ADP et de la FDJ, a vocation à contribuer à l'alimentation d'un fonds pour l'innovation de rupture doté de dix milliards d'euros et à participer au désendettement du pays.

Le frein du Conseil constitutionnel

Le financement de ce fonds rencontre déjà des difficultés. Mercredi 16 mai, la Cour des comptes l’a qualifié de « mécanique budgétaire inutilement complexe et injustifiée » dans un rapport sur les comptes 2018 de l’Etat.

Autre frein à l’action gouvernementale : le conseil constitutionnel a validé la constitutionnalité d’un projet de référendumu d’initiative parlementaire sur la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris), souhaitée pour le gouvernement et destinée à financer le fonds de rupture

Avec Reuters (Benjamin Mallet, édité par Benoît Van Overstraeten)

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