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"L’effervescence dans le secteur de l'impression 3D est un peu retombée", juge Raphaël Gorgé, PDG de Prodways

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Publié le

Entretien Du 13 au 16 novembre, le salon Formnext accueillera les acteurs de la fabrication additive à Francfort. Raphaël Gorgé, PDG du groupe Gorgé, dont la filiale Prodways est l'un des acteurs tricolores du secteur, estime que le salon sera à l'image du secteur : une effervescence moindre comparée aux années précédentes, mais un marché plus mature.

L’effervescence dans le secteur de l'impression 3D est un peu retombée, juge Raphaël Gorgé, PDG de Prodways
Pour le PDG de Prodways, l'effervescence du marché de l'impression 3D est un peu retombée.
© D.R.

Les entreprises citées

L'Usine Nouvelle - Qu’attendez-vous du salon Formnext cette année ?

Raphaël Gorgé - Je pense que l’effervescence sur le salon sera peut-être moins importante cette année car le marché entre dans une phase de plus grande maturité. Il y aura surtout des acteurs établis - certainement moins de petites sociétés -, des clients plus professionnels et plus de contacts pertinents. Je serai par ailleurs curieux de voir comment ont évolué les acteurs du frittage laser métal. Une technologie envers laquelle les attentes sont élevées mais dont le marché tarde à venir. Sur notre stand, nous présenterons pour la première fois les machines Solidscape, la société américaine spécialiste de l’impression 3D pour la fonderie de précision pour la bijouterie notamment, que nous avons rachetée cette année. Nous présenterons également des pièces en métal réalisées avec notre technologie de Rapid Additive Forging (RAF).

Vos revenus ont progressé particulièrement vite cette année. Comment l'expliquez-vous ?

Notre chiffre d’affaires devrait effectivement atteindre 58 millions d’euros en 2018. On se félicite d’être aujourd’hui la société d’impression 3D cotée en bourse à la plus forte croissance. Il y a plusieurs explications à cette progression. Notre croissance a d’abord été dopée par nos acquisitions, notamment celle de Solidscape, qui réalise environ 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’autre explication est que le marché est plus mature. Nous avons notamment constaté que nos cycles de vente se raccourcissaient. On ne doit plus démontrer comment fonctionne la technologie. Une part importante de notre chiffre d’affaires a été générée par la vente de matière et beaucoup de nos anciens clients ont racheté des machines. En début d’année, nous avions identifié 9 clients équipés d’au moins deux machines, aujourd’hui ils sont 22.

Comment décririez-vous le marché de l’impression 3D ? Les acquisitions récentes laissent à penser que le secteur commence sa consolidation…

Je pense que l’on reste loin de la consolidation du marché. Mais le secteur s’est professionnalisé. On voit moins de petites entreprises se créer. En revanche, nous avons vu apparaître une population nouvelle et intéressante dans le secteur : une dizaine de start-up américaines et israéliennes très bien financées, qui ont réussi à lever plus de 100 millions de dollars ces derniers mois. L’effervescence du secteur est certes un peu retombée, mais le potentiel de la technologie n’a pas diminué, même si les délais d’adoption sont un peu plus lents que prévus.

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