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L'économie des icônes

Christine Kerdellant - Directrice de la rédaction , , ,

Publié le

L'édito de Christine Kerdellant, directrice de la rédaction de L'Usine Nouvelle.

L'économie des icônes
Christine Kerdellant, directrice de la rédaction de L'Usine Nouvelle
© DR

Il n’existera jamais d’économie post-industrielle. Mais des industriels vont prospérer, d’autres décliner. Car l’avenir des usines passe par une industrie qui ne se contente pas de produire, mais devient centre de services et d’innovation, en développant des marques emblématiques, en B to B comme en B to C. C’est l’économie des icônes. En faire partie est aussi la clé pour attirer les talents.

Les États-Unis sont au cœur de cette révolution industrielle, avec des groupes véritablement iconiques comme Apple, Tesla, Cisco et Intel, pionnier avec son « Intel inside ». Tous ces industriels ont fait la différence grâce à leur culture du service et de la logistique. Apple est le roi de l’expérience utilisateur, son nom est synonyme d’ergonomie et de valeur ajoutée marketing. Tesla est un symbole de l’innovation et de la disruption, pour ses voitures autant que ses process de production ou de distribution. Elon Musk symbolise d’ailleurs mieux que quiconque cette capacité qu’ont les Américains à ne pas être prisonniers de schémas historiques. Aujourd’hui, ils réimplantent des usines connectées dans la Cotton Belt avec la même aisance qu’ils les avaient déménagées en Chine quand les coûts de main-d’œuvre étaient leur obsession.

Bonne nouvelle, la France est bien placée dans cette économie des icônes. Services et industrie, loin d’être en concurrence, ont commencé à fusionner. Nous possédons des dizaines de marques référentes dans leur secteur, leaders grâce à leur qualité de service et leur innovation. Il y a bien sûr les champions du CAC aux marques célèbres comme LVMH, L’Oréal, Michelin et Hermès. Mais aussi, incontournables en B to B, les Dassault Systèmes, Fives, JCDecaux… voire le groupe Legrand ou des ETI comme Poujoulat.

Le groupe Chargeurs, moins médiatique depuis que Jérôme Seydoux et Eduardo Malone ont cédé, il y a trois ans, leur participation à un groupe d’investisseurs réuni par Michaël Fribourg, revendique lui aussi son appartenance à cette élite de l’économie. En tant que leader mondial des plastiques de protection des matériaux (et en pole position dans quelques niches liées aux textiles innovants), il peut mettre en avant ses marques bien connues des clients : « Protected by Novacel » sur une marchandise emballée avec ses films plastiques ou « Organica inside » sur ses fibres quand la laine utilisée est traçable « du mouton au magasin ». Bientôt, une étiquette additionnelle dotée d’un flashcode permettra de renvoyer à toutes les étapes grâce à un système de blockchain… Chargeurs Technical Substrates vient de remporter un prix au salon mondial de Las Vegas, pour son Sublimis, un tissu innovant pour l’impression graphique numérique produit en Alsace. Il a aussi inventé le tissu qui filtre les ondes, par exemple le wi-fi dans une crèche.

Tous les industriels devraient pouvoir revendiquer leur « Intel inside ». Cela suppose, outre une remise en cause du marketing, une réflexion sur les processus d’innovation ou de production, sur la logistique et la relation clientèle. Mais tout est possible ! Si l’Espagne a son Zara Inditex, les Japonais et les Allemands cultivent vivent moins bien que nous cette économie des icônes. Saisissons notre chance !

<< A lire en exclusivité : l’étude sur la perception de l'industrie réalisée par l’institut Choiseul pour Chargeurs :

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