L’attractivité de la France laisse encore à désirer

Les dirigeants d’entreprises étrangères estiment que l’attractivité de la France s’est dégradée depuis un an. Ils jugent, toutefois, que les mesures prises par le gouvernement vont dans le bon sens.

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L’attractivité de la France laisse encore à désirer

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Quelques mesures ne suffisent pas à redresser l’attractivité d’un pays. Selon 55 % des dirigeants de filiales françaises de grands groupes étrangers, interrogés par Ipsos, l’attractivité de la France a continué de se dégrader depuis un an. Trois quarts d’entre eux estiment que le pays n’est plus attractif désormais et 77% considèrent que leurs maisons mères ne devraient pas augmenter leurs investissements dans l'Hexagone au cours des années à venir.

Les sondés laissent pourtant entrevoir une lueur d’espoir. Ils estiment que les mesures prises par le gouvernement en 2014 vont dans le bon sens. C’est notamment le cas de la dépénalisation du délit d’entrave, dont la suppression promise par François Hollande figure dans la loi pour la croissance et l’activité. 95 % des dirigeants de filiales de groupes étrangers approuvent également la mise en place du passeport Talent pour simplifier les démarches administratives des salariés étrangers et 93 % l’assouplissement des règles qui encadrent le travail du dimanche prévu par la loi Macron.

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Mais pour redorer le blason de l’attractivité française, il va falloir accélerer. "Le gouvernement a orienté sa politique dans un sens qui nous convient mais un certain nombre de choses tardent à arriver et d’autres comme le compte pénibilité viennent se télescoper avec le discours", estime Robert Leblanc, le Pdg France de l’assureur Aon, qui se dit prêt à investir en France. Le manque de lisibilité en matière fiscale, réglementaire et social pèse encore sur l’image du pays. "Dans les grands entreprises, ceux qui essayent de faire comprendre les lois françaises à leurs maisons mères se sentent parfois un peu seul", relate Amélie Vidal-Simi, la président de Henkel France, qui a dû expliquer pourquoi le déploiement d’une nouvelle organisation de la supply-chain a pris un an de retard en France par rapport aux autres pays pour respecter les différentes étapes de la consultation sociale.

Pour inverser la tendance et redorer l’attractivité française, les dirigeants de filiales de groupes étrangers plaident pour "aller plus vite, plus loin, plus fort". Neuf sur dix estiment que la France peut redresser la barre. A condition de ne pas trainer.

Solène Davesne

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