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L’Alliance industrie du futur fait ses propositions pour accompagner la numérisation de l'emploi

Marine Protais

Publié le

Face aux inquiétudes sur l’emploi que suscite la transformation numérique des usines, l’Alliance industrie du futur a présenté lors de son agora baptisée "L’homme au cœur de l’industrie du futur", le 12 décembre à Paris, 15 propositions de mesures sur la formation, le management et le rôle des pouvoirs publics pour accompagner la numérisation de l’industrie.

L’Alliance industrie du futur fait ses propositions pour accompagner la numérisation de l'emploi
Lors de la remise des propositions du groupe de travail "formation et accompagnement des salariés" à Agora Industrie le 12 décembre.
© Marine Protais

Les entreprises citées

Industrie du futur rime avec robot, automatisation, intelligence artificielle, communication de machine à machine… Rien de très humain là-dedans. Pourtant, l’Alliance industrie du futur, lobby français visant à promouvoir la modernisation des usines, fait de l’ "Homme au cœur de l’industrie du futur" un axe clé de son programme. C’était le thème de son agora organisée le 12 décembre à Paris. L’idée de ce forum est de mieux comprendre l’évolution des métiers, des modes de management, du dialogue social et des formations face à la numérisation de l’industrie. Le but : faire remonter des pistes de réflexions et des propositions de mesures.

15 propositions

Trois groupes de travail mandatés par l’Alliance et constitués d’industriels, de délégués syndicaux et de représentants d’associations professionnelles ont présenté leurs 15 propositions lors de l’agora, après quatre mois de réflexion. Chaque groupe a travaillé sur un thème spécifique : organisation et management dans l’industrie du futur, formation et accompagnement des salariés et futurs salariés et rôle des pouvoirs publics.

Parmi les propositions les plus concrètes : la création d’un label entreprise formatrice accompagnée d’un traitement fiscal spécifique, la création d’un crédit d’impôt pour les PME embauchant des apprentis, la création de 500 communautés industrie du futur en région sous la coordination d’animateurs locaux. D’autres sont plus vagues : faire évoluer le management vers des modes plus collaboratifs, faire évoluer les métiers de la formation pour personnaliser l’offre de formation, s’appuyer sur les transformations réussies pour accélérer la transformation numérique des PME…

"Rien n’est inéluctable"

"Notre démarche vient en réponse au discours déterministe de certains politiques, comme Manuel Valls et Benoît Hamon, sur la disparition de l’emploi lié à la numérisation de l’économie", expose Philippe Darmayan, président de l’Alliance industrie du futur. "Rien n’est inéluctable. La fin du travail est possible, mais ce n’est pas ce que nous voulons." Pierre Veltz, chercheur et sociologue spécialiste de l’organisation des entreprises invité lors de l’Agora, ajoute : "Avec le numérique on peut faire de l'ultra taylorisation aussi bien qu'une nouvelle organisation du travail, il n'y a pas de fatalité."

Ces propositions visent également à apaiser les inquiétudes des salariés face à la numérisation de l’emploi. Car si "rien n’est inéluctable", et qu’à terme la transformation numérique peut s’avérer créatrice d’emplois, difficile de nier qu’elle entraînera des suppressions de postes. "Nous sommes partis sur une dynamique de numérisation. Est-ce qu’on va créer de l’emploi ? Pas sûr, en tout cas ce ne seront pas les mêmes", estime Christian Nibourel, président d’Accenture France.

"Inquiétude et désarroi"

Christiane Virassamy, coordinatrice CFDT chez PSA, témoigne de la peur qu’engendre la transformation numérique : "J’ai été opératrice pendant dix ans sur le site de PSA à La Janais, j’ai pu constater les bénéfices de l’automatisation, notamment en termes d’ergonomie, mais aussi ses aspects négatifs : sur l’intensification du travail et sur l’emploi. Lorsqu’il fallait auparavant 8 opérateurs pour contrôler un véhicule en bout de ligne, il en faut aujourd’hui 0 car le travail est effectué par un robot. Aujourd’hui, en tant que responsable syndicale, je suis confrontée à la peur des salariés. J’ai du mal à les orienter vers de futurs postes, parce qu’on ne sait pas ce que seront ces futurs métiers. Pourtant, ils savent que leur métier va disparaître. Ce qui remonte aujourd’hui c’est beaucoup d’inquiétude et de désarroi."

Les propositions de l’Alliance industrie du futur seront retravaillées suite au retour des participants à l’Agora, et celui du grand public (une consultation en ligne a été lancée début septembre et se clôturera fin décembre). Les propositions finales seront rendues le 26 février, puis proposées au gouvernement. 

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