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L'agenda international de 2016 : Elections américaines, Brexit, les populismes en test dans le monde

Solène Davesne , , , ,

Publié le

A quoi va ressembler 2016 ? L’Usine Nouvelle a sélectionné les grands rendez-vous à surveiller dans le monde pour 2016.

Ce sera l’évènement de l’année. Le 1er février, le caucus dans l’Iowa marque le top départ de la course des présidentielles américaines, avec le début des primaires pour les partis Démocrates et Républicains. Les résultats dans ce petit Etat sont souvent un bon indicateur pour déterminer quel candidat est en bonne place pour s’imposer. 

Cette année, ils devront confirmer si la dynamique Donald Trump, toujours favori des sondages avec entre 38 et 41 % des intentions de vote à l'investiture républicaine (sondage de mi-décembre 2015), se confirme et le propulse en pole position. Côté démocrate, l’ancienne secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, fait toujours figure de favorite. La  montée du populisme et les inquiétudes sur la sécurité et l’immigration risquent de dominer l’agenda.

Contrairement aux précédentes élections américaines, l’économie devrait se faire discrète dans la campagne. Après une reprise robuste, l’Amérique a retrouvé son niveau de plein emploi et le chômage est tombé à 5 % de la population active, la croissance devrait atteindre à nouveau 2,5 % l’an prochain. La Fed a déjà commencé son programme de resserrement monétaire, après des années d’abondances de liquidité. Les élections présidentielles pour désigner le successeur de Barack Obama, arrivé au bout de ses deux mandats, se déroulent le 4 novembre.


En Iran aussi, 2016 sera une année électorale décisive. Pour Hassan Rohani, le président iranien, les élections législatives du 26 février auront valeur de test, après la signature d’un accord historique sur le nucléaire en juillet. La levée progressive des sanctions internationales pourrait intervenir à partir de janvier ou février, afin de donner un peu d’air à une économie asphyxiée par l’embargo et un coup de pouce au camp réformateur dans leur bras de fer électoral avec les durs du régime. 

Les entreprises européennes qui courtisent le marché iranien, dont le PIB par habitant est supérieur à celui du Brésil, ne sont pas les seules à s’impatienter. Alors que la croissance a ralenti à 1,8 % l’an dernier, la population espère que la fin de l’embargo va permettre à l’économie de repartir et de réduire le chômage élevé, supérieur à 10 %. Mais l’Iran va devoir avant cela moderniser son appareil de production, attirer les investisseurs étrangers. Pour redémarrer sa production de pétrole, le pays a déjà révisé ses règles d’investissement pour les rendre plus avantageuses pour les entreprises étrangères.


Sur le continent américain, l’inauguration du canal de Panama agrandi est prévue le 1er avril 2016, près de 102 ans après son ouverture. Les travaux pharaoniques démarrés en 2007 vont permettre de faire passer la dernière génération de porte-conteneurs géants allant jusqu’à 14 000 conteneurs et d’augmenter le trafic maritime.

Le canal voit passer près de 5 % du volume mondial. Autour, la zone franche de Panama est devenue un hub géant pour le commerce mondial. Mais le chantier qui a englouti près de 5 milliards de dollars s’achève au mauvais moment. Sous l’effet du ralentissement de la Chine, le commerce mondial a perdu en dynamisme ces derniers mois.


Des milliers de supporteurs dans les rues.

A partir du 10 juin, la France va accueillir l’Euro de football pendant un mois. Pas dit que l’équipe de France remporte la Coupe. Mais le gouvernement lui espère que la compétition sportive aidera à relancer la machine économique. A eux seuls, les 2,5 millions de spectateurs dans les stades et quelques 7 millions de supporters devraient injecter plus d’1 milliard d’euros dans l’économie des dix villes hôtes selon les organisateurs.

Pour les sportifs, l’autre grand rendez-vous de l’été sera les Jeux olympiques de Rio, au Brésil du 5 au 21 août. Mais ceux-ci risquent de se dérouler dans un pays toujours sous forte tension, alors que la sortie de récession ne devrait pas se profiler avant 2017. Les scandales de corruption à répétition ont encore davantage sapé l’autorité de Dilma Roussef, la présidente brésilienne. L’activité devrait chuter encore de -3,5 % en 2016 après -3,3 % en 2015 selon les économistes de Bank of America/Merrill Lynch.Le FMI est plus optimiste espérant une chute de seulement 1 %. 

Enfin, David Cameron pourrait organiser en septembre un référendum sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Sa tenue n’est pas encore certaine. Fin novembre, le Premier ministre a transmis à Bruxelles sa liste de récriminations et menacé d’appeler les Britanniques à se prononcer sur leur avenir dans l’UE si elles n’étaient pas satisfaites. Les demandes britanniques devraient être examinées par le conseil européen du 18 et 19 février. Londres réclame un plus strict contrôle de l’immigration en provenance du reste de l’Union européenne, le renforcement des pouvoirs des parlements nationaux, une simplification administrative et la reconnaissance que les Etats non membres de la zone euro ne seront pas les parents pauvres de l’Union.

La tenue du référendum est à haut risque pour David Cameron. Les sondages pour l’instant donnent partisans et opposants du "Brexit " au coude à coude. Du coup, la panique commence à gagner les institutions financières. "L’incertitude associée au résultat du référendum pourrait peser sur les perspectives économiques du Royaume-Uni ", s’inquiète le FMI. Le patron d’Eurotunnel lui se frotte les mains pour le trafic transmanche. Il faudra bien que les financiers londoniens exilés à Francfort en cas de Brexit rentrent chez eux le week-end...

 

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