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L'agenda économique de 2016 : En France, dernières réformes avant la course à la présidentielle

Solène Davesne ,

Publié le

A quoi va ressembler l’année 2016 ? L’Usine Nouvelle a relevé les événements qui vont marquer l’année à venir pour les entreprises. A vos agendas  

Les entreprises citées

 

2016 se profile comme une année de transition. D’abord parce qu’après un reprise chaotique en 2015, l’activité devrait continuer à se redresser et à retrouver petit à petit un peu de vigueur. Pour les entreprises, plusieurs réformes vont progressivement porter leurs effets. Dernière année pleine avant le début de la campagne présidentielle, 2016 devrait surtout être la dernière année « utile » pour les réformes du quinquennat

Le premier changement est pour le 1er janvier. Après les élections régionales de décembre 2015, la carte des treize nouvelles grandes régions entre en vigueur, avec leurs compétences revues à la hausse. Les exécutifs vont devoir s’atteler rapidement à la rédaction de leur schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation, qui fixe leurs stratégies pour les six prochaines années.

Pour les régions qui fusionnent, il va falloir aussi harmoniser les différentes aides existantes dans chaque territoire.

Au 1er janvier toujours, au chapitre fiscal, les entreprises devraient profiter d’une baisse de la C3S, assise sur le chiffre d’affaires, d’un montant global de 1 milliard d’euros avec l’augmentation de l’abattement de 3,5 à 19 millions d’euros. La mesure est l’une des promesses du pacte de responsabilité.

une nouvelle loi Macron

L’heure est aussi aux réformes. Mi-janvier, le ministre de l’économie Emmanuel Macron doit présenter en conseil des ministres le contenu de la loi noé sur les nouvelles opportunités économiques. La présentation de la stratégie d’ensemble, prévue mi-décembre, a aussi été reportée en début d’année.

Après s’être attaqué aux professions réglementées, le turbulent ministre de l’économie entend prendre à bras le corps la transformation numérique de l’économie française.

La loi risque à nouveau d’être une loi fourre-tout. Elle devrait proposer entre autres de créer un fond de pension à la française, d’adapter les qualifications demandée pour l’exercice de certains métiers manuels ou de poursuivre le dépoussiérage des réglementations. Mais toutes les mesures ne devraient pas figurer dans la loi. Certaines mesures relèvent de simples dispositifs règlementaires.

Le pacte de solidarité continuera à produire ses effets pour les entreprises. A partir du 1er avril, les entreprises vont profiter d’un coup de pouce fiscal, avec la monté en puissance du pacte de solidarité. Les cotisations pour les allocations familiales vont être allégées de 1,8 % sur les salaires compris entre 1,8 et 3,5 Smic.

Pour 2016, l’économie devrait se monter à près de 3 milliards d’euros pour les entreprises. Elle devrait atteindre 4,2 milliards d’euros en année pleine dès 2017. Cumulé au crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), la mesure devrait faire baisser de 5,3 % le coût du travail pour les salaires de deux fois le SMIC.

Les dernières mesures du pacte de responsabilité devraient encore occuper les députés. Début octobre, le gouvernement présentera le dernier projet de loi de finances du quinquennat. Il pourrait a priori reprendre la proposition soutenue par François Hollande de transformer le CICE en baisse des cotisations sociales à partir de 2017. Sauf à envisager que le chef de l’Etat repousse ce sujet à l’après-élections. 

Les primaires à droite

Au niveau politique, l’année 2016 sera celle de la bataille des primaires à droite. Les résultats moins mirobolants que prévus du parti Les Républicains aux élections régionales et le débat sur la ligne à tenir face à Marine Le Pen ont rouvert les lignes de fracture au sein de l'organisation.

Dès le lendemain du second tour, l’éviction de Nathalie Kosciusko-Morizet de son poste de numéro 2 a sonné le début des règlements de comptes, avant même d’attendre le débat sur la ligne idéologique du parti consenti par Nicolas Sarkozy d’ici février.

Même si Xavier Bertrand préfére renoncer à la primaire pour se consacrer à la région Nord-Picardie, les candidats se bousculent à droite. Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, François Fillon et peut-être NKM... : tous ont désormais en ligne de mire le scrutin interne du 20 et 27 novembre, date officielle retenue par Les Républicains pour l’organisation de la primaire.  A moins que celle-ci ne soit avancée avant l’été comme le souhaiteraient certains proches de Nicolas Sarkozy.
 

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