Technos et Innovations

L’Agence nationale de la recherche, machine à sélectionner des projets

,

Publié le

L’Agence nationale de la recherche (ANR) finance plus d’un millier de projets par an, et si son budget de financement est de 528 millions d’euros en 2015, sa surface financière est bien plus importante car elle opère aussi une partie du programme d'investissement d'avenir, de la DGA ou de l'Andra. Son président, Michael Matlosz, en poste depuis un an, pousse l’ANR à diversifier et développer ses activités pour en faire une sorte de tour de contrôle de la recherche française.

 

L’ANR a lancé son appel à projet générique pour 2016 en juillet dernier. Plus de 8000 propositions sont attendus de la part des laboratoires, jusqu’au 15 octobre, date de clôture de l’appel. Le budget s’annonce "stable". 528 millions d’euros ont été alloués en 2015, dont 390 millions sur l’appel à projet.

Le taux de sélection est rude : 1 projet sur 8 environ. "Ce type de dispositifs crée toujours de la frustration, mais l’important est de financer des bons projets, même si d’autres bons projets  n’obtiennent pas de financement", affirme Michael Matlosz, PDG de l’ANR.

A la tête de l’ANR depuis juste un an, le patron de l’Agence a saisi l’occasion de cet anniversaire pour présenter ses ambitions de développement.

L’ANR, c’est bien plus que l’ANR, dit en substance Michael Matlosz. De fait, au-delà de son budget global de financement, l’agence gère les deux-tiers des Programmes d’investissement d’avenir (PIA) pour le Commissariat Général à l’Investissement (35 milliards d’euros pour le PIA1, plus 12 milliards pour le PIA2). Les consultations sont en cours pour le PIA3 annoncé récemment par François Hollande.

Plus d'international 

Par ailleurs, alors que 15% des projets financés comporte une équipe de chercheurs non françaises, l’ANR veut d’avantage s’impliquer dans des projets internationaux, via les programmes européens (H2020), mais aussi à travers des actions de coopération avec les agences homologues d’autres pays.

Ses compétences en matière de gestion d’appels à projets, l’ANR veut aussi les valoriser. L’agence gère déjà des appels à projets pour le compte de la DGA (sur des technologies duales, civiles/militaires), et pour l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). L’ANR s’est vu confier récemment la mise en place d’un portail centralisant les appels à projets dans la recherche biomédicale, dans un but de clarification et de lisibilité.

Améliorer la lisibilité de la recherche française (qui fait quoi ?) fait aussi partie des ambitions du nouveau patron de l’ANR. L’agence, à travers ses appels à projets depuis dix ans, bénéficie d’une vue panoramique sur l’activité des laboratoires. Dans une démarche d’open data, une mise à jour et homogénéisation des fiches de projets est annoncée pour fin 2015. Ensuite, les données stockées par l’agence pourraient permettre d’établir une cartographie de la recherche française, accessible aux citoyens.

Thierry Lucas 

 

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte