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Quotidien des Usines

L'aéronautique, plus haut que jamais

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Enquête Notre classement des effectifs des plus grands sites industriels souligne la bonne santé de l’aéronautique, toujours créatrice d’emplois.

L'aéronautique, plus haut que jamais
Airbus Operations, à Toulouse, reste en tête du classement de «?L’Usine Nouvelle?» avec 14?100 salariés.

Une année charnière. L’an passé, l’industrie française a vu l’aéronautique s’envoler alors que l’automobile continuait de perdre des postes. Les effectifs des 100 premiers sites industriels classés par « L’Usine Nouvelle » comptent près de 288 000 salariés, soit 6 000 de moins qu’en 2016. Malgré 3 800 postes supprimés, l’automobile reste le premier secteur de notre classement, avec près de 89 000 salariés. Les deux grands constructeurs français, Renault et PSA, s’affichent comme deux contraires absolus. La marque au losange réussit un véritable tour de force. Aucune baisse d’effectif sur l’ensemble de ses sites. Mieux, le premier constructeur français a recruté 1 200 personnes, dont 360 dans son technocentre de Guyancourt (Yvelines). Le site dédié à la R & D de Renault conserve sa place sur la troisième marche du podium.

De son côté, PSA affiche des baisses d’effectif dans l’ensemble de ses usines. Conséquence de la chasse aux coûts de son plan stratégique Push to pass, la marque au lion a perdu 3 600 salariés, partis pour la plupart en retraite. L’usine de moteurs de Trémery-Metz (Moselle) est la plus durement touchée, avec 780 postes en moins. Le site passe de la 8e à la 14e place. Les usines de Vesoul (Haute-Saône), de Hordain (Nord) et de Montbéliard (Doubs) perdent également des ­emplois. Une déconvenue qui explique les 3 800 suppressions de postes dans l’automobile. Alors que la reprise du secteur se traduit, mois après mois, par de nouvelles progressions des ventes, notamment en Europe, les deux rivaux français ont choisi des stratégies différentes. PSA préfère jouer la sécurité avec un recours à l’emploi intérimaire (non comptabilisé dans notre classement), quand Renault, moins craintif, se permet des embauches en CDI.

L’aéronautique affiche de nouveau ses bons résultats. Avec plus de 86 600 emplois, le secteur talonne l’automobile, qu’il pourrait déborder dès l’an prochain s’il continue sur sa lancée. Le site Airbus Opérations de Toulouse (Haute-Garonne) reste en tête de notre classement avec 14 100 salariés, 100 de plus que l’an passé. L’avionneur européen s’appuie sur son carnet de commandes de plus de 1 000 milliards d’euros pour recruter plus de 500 personnes sur ses trois sites français. Le secteur est le plus représenté dans notre Top 100 avec quelque 30 usines. Il a embauché pas moins de 2 400 personnes en 2016. Le spatial participe à cette bonne performance. Deux mutations majeures bouleversent ce domaine d’activité : la miniaturisation des satellites pour déployer de plus grandes constellations et leur électrification pour réaliser des économies de carburant, donc de coût, lors de leur mise en orbite. Airbus Defence and Space, à Toulouse, totalise désormais 4 000 employés après la création de 600 postes. Son concurrent, Thales Alenia Space, situé à Cannes (Alpes-Maritimes) et à Toulouse, a lui aussi grossi de près de 350 postes.

L’énergie reprend des forces

La parachimie et l’industrie pharmaceutique constituent le troisième secteur le plus important de notre classement. Avec 300 recrutements pour 750 suppressions de postes, il rassemble 18 000 salariés. Sanofi a réduit la voilure avec 150 personnes en moins à Marcy-l’Étoile (Rhône). Le site ne chute néanmoins que de deux places dans notre classement (24e). Dans le même temps, celui de BioMérieux, lui aussi installé à Marcy-l’Étoile, a recruté 130 personnes. L’énergie fait un retour en force dans notre palmarès. Avec seulement trois sites dans le Top 100, le secteur emploie 10 500 personnes, soit 1 600 de plus qu’en 2016. Ce sont d’ailleurs deux sites du secteur qui signent les plus grandes hausses d’effectif. Areva gonfle son site de Beaumont-Hague (Manche) en intégrant les 1 000 salariés de ses filiales présents sur place pour atteindre 4 000 collaborateurs. Il passe du 29e au 17e rang. Le spécialiste du nucléaire semble avoir tourné la page de sa restructuration, qui avait pesé sur son effectif par le passé. GE Energy Products accueille, lui, 650 nouvelles recrues à Belfort (Territoire de Belfort). Passé de la 21e à la 15e place de notre classement, l’entreprise avait promis la création de 1 000 emplois nets en France d’ici à 2018 lors de la reprise des activités énergie d’Alstom. Dans ce cadre, 300 postes hautement qualifiés ont été créés sur le site ­franc-comtois. En novembre 2016, débutait également l’intégration de 200 nouveaux collaborateurs liés à la création d’un centre de services partagés.

Des champions à surveiller

Parmi les acteurs importants de l’emploi, il faut souligner la deuxième place conservée par le site Michelin de Clermont-Ferrand. Seul représentant de la filière plastique et caoutchouc de notre classement, le géant des pneumatiques emploie 11 200 personnes dans son fief auvergnat. Quant à Arc International, il reprend du poil de la bête après deux années consécutives de baisse de son effectif. En 2016, le leader des arts de la table, implanté à Arques (Pas-de-Calais), a recruté 160 personnes et devrait poursuivre sur cette dynamique. La restructuration de l’entreprise a été suivie de près par Emmanuel Macron, lorsqu’il était ministre de l’Économie. Aucun doute que la situation de l’usine continuera d’intéresser le nouveau président de la République, à en croire les premiers déplacements de ses ministres. Tout juste nommé à l’Économie, Bruno Le Maire s’est rendu sur place pour vanter un investissement de 35 millions d’euros.

Il faudra surveiller STX France à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), en cours de reprise par l’italien Fincantieri. L’entreprise a recruté 260 personnes cette année, pour atteindre un total de 2 700 employés. Elle possède un carnet de commandes équivalent à dix ans d’activité. Malmenée par les crises sanitaires et les difficultés de certains producteurs (porcs, bovins…), la filière agroalimentaire est représentée par cinq entreprises pour un total de 11 200 emplois. Figurent au plus haut de notre classement Roquettes Frères, à Lestrem (Pas-de-Calais), 29e avec 2 900 employés, et Kermené, à Saint-Jacut-du-Mené (Côtes-d’Armor), 35e avec 2 500 salariés. Les sites de l’industrie agroalimentaire, première pourvoyeuse d’emplois dans l’Hexagone, se distinguent par la forte stabilité de leurs effectifs année après année. 

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Usine Nouvelle N°3524-3525

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