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L'administratif (plus que les litiges) est à l'origine des retards de paiements aux PME

Adeline Haverland

Publié le

Plus d’une facture sur sept émise par les PME reste bloquée dans les systèmes informatiques des grands groupes, entrainant des retards de paiements de plusieurs jours. Pour y remédier, le médiateur des entreprises, qui publie un baromètre sur le sujet, recommande la simplification du système de facturation.

L'administratif (plus que les litiges) est à l'origine des retards de paiements aux PME

Sur sept factures émises par les PME, une en moyenne reste bloquée dans les systèmes informatiques des grands groupes. C’est ce que révèle le deuxième baromètre des factures bloquées publié par le médiateur des entreprises. "Le terme facture bloquée regroupe toutes les créances qui ne suivent pas le cours normal, c’est-à-dire qu’elles se retrouvent coincées entre le fournisseur et le donneur d’ordre" précise Pierre Pelouzet, responsable de l’organisme public.

Des factures bloquées pendant  49 jours en moyenne

Et les raisons du blocage des factures sont nombreuses : adresse de facturation erronée, écart minime sur les quantités livrées, variation de quelques centimes sur le prix…Contrairement à une idée reçue, les litiges ne représentent pas la majorité des cas, "il s’agit plus souvent d’un détail administratif qui empêche le processus de suivre son cours" explique le responsable français dont la mission est de fluidifier les relations inter entreprises. En moyenne, le processus est suspendu pendant 49 jours avant que la facture ne soit réglée ou requalifiée.

L’industrie manufacturée donne l’exemple

Parmi les secteurs dont le nombre de factures bloquées est le plus bas : l’industrie manufacturée. Avec une facture stoppée sur 11, elle fait figure de bon élève. "C’est un domaine où les process sont nombreux et très étudiés. Les flux y sont optimisés depuis longtemps" justifie Pierre Pelouzet.

Les entreprises de l’industrie ont également tendance à travailler avec des fournisseurs réguliers, sur des longues périodes, "elles sont donc un peu plus tolérantes aux erreurs. Au lieu de bloquer les factures, elles vont, par exemple, les laisser suivre leur cours et rectifier lors de la prochaine commande" précise t-il. Le délai pour débloquer la situation dans ce secteur est d'ailleurs inférieur de 9 jours à la moyenne nationale. 

Une simplification du système de facturation

L’impact de ces blocages est difficile à chiffrer car il est impossible de calculer la part des factures bloquées parmi les créances impayées. Mais comme le rappelle Pierre Pelouzet "de manière générale, sur l’ensemble des entreprises, un jour de retard de paiement équivaut à 1 milliard d'euros de trésorerie en moins. Les factures stoppées en représentent une partie conséquente".

Par ailleurs, les créances bloquées engendre également des coûts pour les entreprises en terme de mobilisation du personnel et des différentes ressources. Pour y remédier, Pierre Pelouzet suggère la mise en place d’une facture simplifiée établie selon un modèle commun qui permettrait d’éviter les erreurs. "Aujourd’hui, le système est très complexe, chaque groupe demande des informations différentes et pour les PME, il est parfois difficile de se conformer…. Avec un modèle unique de facture, nous pourrions éviter ces écueils".

Pierre Pelouzet demande également plus de tolérance de la part des grands entreprises dans leur système de facturation : "quand une facture est bloquée plusieurs dizaines de jours pour une différence de dix centimes, cela ne fait aucun sens

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