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L'Usine Santé

L'accord de 1,275 milliard de dollars avec AstraZeneca propulse la biotech marseillaise Innate Pharma dans une autre dimension

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Publié le , mis à jour le 27/04/2015 À 08H18

Made in France La biotech marseillaise spécialisée dans l'immunothérapie Innate Pharma a trouvé un accord avec le géant AstraZeneca sur l'une de ses solutions prometteuse pour lutter contre les cellules tumorales. Le britannique serait prêt à investir 1,275 milliard de dollars pour "accélérer et élargir le développement" du traitement de la pépite française.

L'accord de 1,275 milliard de dollars avec AstraZeneca propulse la biotech marseillaise Innate Pharma dans une autre dimension
Innate Pharma a conclu un accord avec le britannique AstraZeneca dans le domaine très prometteur du traitement des cancers par immunothérapie qui pourrait rapporter jusqu'à 1,3 milliard de dollars à la biotech marseillaise. /Photo d'archives/REUTERS/Stefan Wermuth

Innate Pharma a conclu un accord avec le britannique AstraZeneca dans le domaine très prometteur du traitement des cancers par immunothérapie qui pourrait rapporter jusqu'à 1,3 milliard de dollars à la biotech marseillaise. L'alliance conclu porte sur l'IPH2201, un anticorps testé par Innate dont l'objectif est de mobiliser le système immunitaire du malade pour qu'il détruise les cellules tumorales. Son but est "d'accélérer et d’élargir le développement de l'IPH2201, notamment en combinaison avec l'anticorps anti-PD-L1 d'AstraZeneca", expliquent les deux groupes dans un communiqué.

Cette transaction, la plus importante jamais signée par Innate Pharma, prévoit qu'AstraZeneca verse à la biotech française jusqu'à 1,275 milliard de dollars (1,17 milliard d'euros environ) et des redevances à deux chiffres sur les ventes. Un paiement initial de 250 millions de dollars est prévu en contrepartie des droits globaux et exclusifs de codéveloppement et de commercialisation d’IPH2201. Le marché de l'immunothérapie des cancers est estimé à 33 milliards de dollars en 2022.

L'accord marque "une phase de transformation pour Innate", a déclaré le président du directoire d’Innate Pharma, Hervé Brailly, lors d'une réunion d'information. Il va permettre à la société "d’élargir et d’accélérer le développement d’IPH2201" en lui donnant "les capacités et les ressources pour franchir une étape décisive", a poursuivi le cofondateur de l'entreprise.

L'opération a enthousiasmé la Bourse de Paris. Réservée à la hausse à l'ouverture, l'action Innate Pharma s'adjugeait vendredi 24 avril, en début d'après-midi, près de 50%, dans un volume représentant plus de 13 fois sa moyenne quotidienne des trois derniers mois sur Euronext. Une hausse de l'action qui portait à plus de 77% le rebond du titre depuis le début de l'année. Fondée en 1999, Innate Pharma été introduite en Bourse en novembre 2006 à un prix de 4,50 euros l'action.

UNE NOUVELLE ÈRE

"Ce partenariat clé avec l'un des leaders en immuno-oncologie marque clairement une phase de transformation pour Innate, qui, avec son l'IPH2201, détient un actif unique dans ce monde compte tenu de sa capacité à agir sur les deux pans du système immunitaire, l’inné et l’adaptatif, commente Guillaume Cuvillier, analyste chez Gilbert Dupont. La transaction est très supérieure à notre attente, qui se situait à 900 millions d'euros", poursuit-il. De son côté, Oddo est passé de "neutre" à "achat" sur la valeur estimant que grâce à son accord avec AstraZeneca, Innate était entrée dans une nouvelle ère.

Innate Pharma a déjà conclu plusieurs accords avec des grands de la pharmacie, le plus récent étant celui avec Sanofi sur le développement d'une nouvelle génération d'anticorps couplés. En 2011, la société s'est alliée avec Bristol Myers Squibb pour son candidat médicament IPH2102 (lirilumab), le produit le plus avancé de son portefeuille qui vise à traiter la leucémie aigüe myéloïde.

A Londres, AstraZeneca cède du terrain, conséquence d'une baisse des ses résultats au premier trimestre. De plus, le numéro deux britannique du secteur, qui a aussi conclu un partenariat avec l'américain Celgene, est perçu par certains analystes comme étant trop ambitieux malgré les espoirs de plus en plus solides que suscite son portefeuille de traitements d'immuno-oncologie.

Reuters

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