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"Pas de coût supplémentaire pour les employeurs, une bonne nouvelle" selon Jean Eudes du Mesnil (CPME)

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Jean Eudes du Mesnil, le secrétaire général de la CPME, se déclare "très satisfait" des mesures annoncées lundi 10 décembre par Emmanuel Macron, mais rappelle que beaucoup de PME ne pourront pas verser de prime exceptionnelle.

Pas de coût supplémentaire pour les employeurs, une bonne nouvelle selon Jean Eudes du Mesnil (CPME)
Jean Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CPMME, se félicite de mesures propres à répondre au mouvement sans coûter plus aux entreprises.
© Capture Dailymotion - BFM Business

Sommaire du dossier

L'Usine Nouvelle - Globalement, quelle est votre réaction aux annonces d’Emmanuel Macron ?

Jean Eudes du Mesnil - Nous sommes très satisfaits que le Président de la République ait annoncé des mesures concrètes, de nature à répondre au mouvement social en cours, qui doit absolument s’arrêter. Et l’exécutif a entendu notre message. Notre crainte était qu’il se déporte sur les employeurs, en se contentant d’annoncer une hausse du Smic. Ou pire, en touchant à la transformation prévue du CICE en baisse de charges, alors que les entreprises ont planifié des investissements, des embauches… Revenir en arrière aurait été catastrophique. La bonne nouvelle, c’est que les annonces faites par le Président sont sans coût supplémentaire pour les employeurs, même si certaines auront des effets induits.

Lesquelles ?

L’annonce d’une hausse de 100 euros des rémunérations des salariés au SMIC pourrait avoir un effet induit sur les grilles salariales… Par ailleurs, la prime exceptionnelle dont parle le président pourrait se traduire par une forte pression sur les employeurs. Or une très

grande majorité d’entre eux ne sont pas en capacité de la verser. Il ne faut pas créer l’illusion que tous les salariés vont toucher 1 000 euros de prime de Noël ! L’Etat donne un coup de main aux employeurs, pour les inciter à distribuer davantage, à verser une prime supérieure à ce qu’ils avaient parfois prévu de verser, sans que cela ne leur coûte plus. C’est une mesure intelligente, mais dont le résultat risque de ne pas être à la hauteur des attentes.

Autre mesure impactant les entreprises, les heures supplémentaires seront exonérées de cotisations sociales et d’imposition, pour les salariés, dès le 1er janvier. Est-ce que cela va inciter les entreprises à en proposer plus ?

C’est une excellente mesure, que nous attendions. La désocialisation (NDLR : exonération de cotisations sociales) des heures supplémentaires était prévue pour septembre 2019 et est donc avancée à janvier, et ces heures ne seront pas imposables pour le salarié. Ce n’est pas une mesurette, elle touche potentiellement 9 millions de salariés. Surtout, ces heures supplémentaires seront également exonérées de cotisations patronales, ce qui est très important pour nous. Cela va inciter les entreprises à faire faire des heures supplémentaires à leurs salariés, et les salariés s’y retrouveront, par un gain réel en pouvoir d’achat.

Avec la hausse de la prime d’activité, le renoncement à l’augmentation de la CSG pour plus de retraités, les défiscalisations annoncées, ne craignez-vous pas un dérapage des dépenses publiques ?

Emmanuel Macron est passé très vite sur cette question, qui va forcément se poser : comment financer ces nouvelles mesures ? Il n’y a qu’une solution: diminuer les dépenses publiques. Sinon on se contente d’augmenter les déficits et de reporter le problème. Mais une fois encore, je salue le fait qu’Emmanuel Macron n’a pas demandé aux employeurs de financer ces nouvelles dépenses.

Les patrons des grandes entreprises et les grandes fortunes devront contribuer à l’effort national, a déclaré le Président de la République. Notamment en payant leurs impôts en France. Normal ?

Dans les PME, je ne vois pas qui sera concerné. Mais il y a une réelle distorsion de concurrence entre les petites entreprises et les multinationales, qui ne sont pas soumises aux mêmes règles et paient moins d’impôt sur les sociétés. Or Emmanuel Macron ne pourra pas rectifier les choses seul, beaucoup de règles dépendent des accords avec les autres pays.

Emmanuel Macron n’a pas évoqué une aide gouvernementale aux entreprises touchées par le mouvement des gilets jaunes. Qu’attendez-vous ?

Avec les autres organisations patronales, nous demandons au gouvernement une exonération de charges sociales pour le 4e trimestre pour les entreprises de moins de 50 salariés ayant perdu au moins 30% de leur chiffre d’affaires. Pour l’économie, il est vraiment important que ce mouvement cesse.

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