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J’ai testé une séance dans un cinéma de réalité virtuelle

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C’est un cinéma qui n’en a que le nom. Autant dans son aménagement que dans l’expérience qu’il propose. Le « Pickup VR cinéma », installé à Paris se proclame "premier cinéma français de réalité virtuelle". En réalité, il semble qu’il y ait déjà eu des initiatives  de ce type mais celle-ci est accessible et constitue une bonne occasion de s’initier à ce nouveau champ de loisir. Vierge de toute expérience en matière de jeux de réalité virtuelle et autres casques Oculus, j'ai tenté l'expérience. Bluffante.

J’ai testé une séance dans un cinéma de réalité virtuelle © PickUpVR

La petite salle se situe rue de Turenne dans le Marais à Paris. Derrière le rideau rouge de sa devanture, 16 confortables fauteuils blancs pivotants (pour être assis mais mobile), un casque de réalité virtuelle sur le front, des écouteurs sur les oreilles  et c’est parti pour 40 minutes d’immersion. Pour son lancement, le cinéma avait choisit de présenter une sélection de quatre films de genres variés. Une œuvre poétique et graphique sur une rencontre amoureuse ("LoVR"), un film d’horreur reprenant tous les canons du genre ("Killer deal"), une expédition vertigineuse et glaçante dans l’espace ("Sonar") et un documentaire sur les rhinocéros ("The Ark"). Désormais il propose des séances thématiques.

Dans la réalité virtuelle personne ne vous entend crier

 Autant le dire, l’expérience n’a rien à voir avec le cinéma tel qu’on le connait. La rumeur dit que les spectateurs de 1896 se sont effrayés face à  "L’entrée d’un train en gare de La Ciotat" de Louis Lumière, je peux vous dire qu’ils n’ont jamais été enfermés dans une chambre d’hôtel miteuse avec un tueur sanguinaire armé d’une machette. Car non seulement le sang de ses victimes se projette à grands jets sur vous mais à la faveur d’une ampoule capricieuse qui s’éteint et s’allume, l'assasin surgit dans votre dos. Heureusement que le fauteuil pivotant permet de l’esquiver. Il faut donc regarder devant soi, derrière, sur le côté et faire un petit check au plafond pour vérifier que le tueur ne s’y est pas accroché. Effet de surprise assuré et hurlements irrépressibles. Mais dans l’espace de la réalité virtuelle personne ne vous entend crier. Vous êtes seul. Point de mains amies à serrer, de poitrine où se blottir. Oui, votre conjoint est bien là, quelque part, dans un fauteuil à côté, mais vous ne savez pas où. En tâtonnant vous pourriez vous prendre son coude dans la figure et lui-même est d’ailleurs fort afférer à se sauver du tueur ou à tenter d’esquiver les arrêtes rocheuses d’un astéroïde, alors que son vaisseau spatial se disloque. Pour se reposer une petite plongée dans la savane des rhinocéros blancs est bienvenue, le scénario du documentaire est un peu ennuyeux mais l’effet, "je suis en Afrique" immédiat.

Programmation SELECTIVE

Côté technique, la résolution des images n’est pas formidable mais l’effet de relief saisissant en particulier dans le film spatial  "Sonar" (primé au festival de Sundance). Et comme, au bout de dix minutes, les néophytes comme moi, on vraiment comprit qu’ils étaient dans un espace immersif, ils s’agitent en tous sens pour profiter de tout ce qu'il y a à voir à 360 degrés. La technologie utilisée est le GearVR de Samsung qui fonctionne avec un smartphone sans être relié à un ordinateur. Pas de fil à la patte. Pas d’impression non plus de mal de mer comme on peut l’appréhender. Seul petit problème, la buée qui s’accumule dans le casque et finit par troubler un peu la vision. On trouve ces casques dans le commerce pour un peu moins d’une centaine d’euros avec la possibilité de télécharger les films sur les plate-formes de Samsung ou d’Oculus. Mais le "pickup VR cinéma" se vend non seulement sur ses équipements mais aussi sur son expertise en matière de programmation. Car les contenus en matière de réalité virtuelle sont foisonnants. En ce moment le cinéma propose des séances frissons (films d’horreur) et des séances french touch (sélection française). Avant d’investir on peut donc miser sur un peu d’accompagnement.

Anne-Sophie Bellaiche

 

Le Pickup VR cinéma, 113 rue de Turenne 75003 Paris. 15 € la séance

 

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