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[Vidéo] "J’ai besoin de vous" lance Emmanuel Macron aux industriels

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Le Président de la République ouvrait lundi 26 mars la semaine de l’industrie par une réception d’industriels à l’Elysée. Il les enjoint à se saisir des réformes pour investir dans les territoires touchés par la désindustrialisation, participer activement à la réforme de la formation et embaucher des apprentis. Récit de cette soirée.

[Vidéo] J’ai besoin de vous lance Emmanuel Macron aux industriels
Emmanuel Macron attend un engagement national des industriels
© commission européenne

"Ce salon de l’industrie arrive à point nommé. Après dix mois de travail pour accompagner la transformation de notre économie. Il faut maintenant que les pratiques changent, que la transformation gagne le terrain. J’ai besoin que l’industrie française croie en son pays." C’est avec ces mots qu’Emmanuel Macron accueille lundi 26 mars à l’Elysée 150 dirigeants de PME, ETI et grands groupes du pays à la veille de l’ouverture de Global industrie.

Sur la moquette rouge et or de la salle des fêtes de l’Elysée, se pressent patrons de PME - comme Yannick Loisance, président de Multistation, spécialiste de la fabrication additive -, grand patrons - tels Laurent Burelle (Plastic Omnium) ou Jean-Dominique Senard (Michelin)  - et responsables de grandes fédérations comme Alexandre Saubot (UIMM). Auprès d’eux, le message du Président est clair : le gouvernement a fait des réformes, c’est aux entreprises de s’emparer de ce nouvel environnement pour réindustrialiser le pays et le sortir de ce chômage de masse qui l’enkyste.

Rien n'est gagné

Le Président estime que la réforme du droit social permet désormais aux branches et aux acteurs de terrain de définir des accords qui leur assurent "visibilité, stabilité et flexibilité". Il vante aussi une réforme de la fiscalité qui doit réorienter l’épargne financière vers l’alimentation des fonds propres des entreprises pour leur permettre d’investir dans une économie qu’il qualifie de "l’innovation et non de rattrapage".

Il termine le tour d’horizon de son modèle en évoquant le lancement d’une nouvelle culture de la confiance, avec la loi sur le droit à l’erreur, et le déploiement prochain de la réforme de la formation et de l'apprentissage. Et en même temps, rien n’est encore gagné. Emmanuel Macron attend désormais un engagement du monde économique, alors que la révolution industrielle en cours et les enjeux environnementaux sont de formidables leviers, selon lui, pour redéployer des productions en France.

"J’ai besoin de vous pour gagner deux batailles, lance le président aux industriels : la bataille des territoires et celle de l’apprentissage et de l’emploi." Il estime que les territoires désindustrialisés, ces villes moyennes durement touchées, sont encore porteurs d’une culture industrielle et que c’est dans ces zones que les acteurs doivent investir. "Nous avons besoin de l’engagement des industriels car on ne va pas faire de l’aménagement du territoire en recréant des emplois publics."

Selon lui, les services de l’Etat seront entièrement mobilisés pour faciliter la vie de tous les industriels qui souhaiteront s’y implanter. Il justifie une première séquence de son quinquennat dédiée à l’attractivité internationale par la nouveauté de son arrivée sur la scène politique, mais "on va désormais travailler à l’attractivité de la France pour les groupes français". Emmanuel Macron fustige au passage des chaînes de valeurs trop internationalisées et des groupes "qui ont pensé parfois qu’il y avait des nirvanas à l’étranger", laissant s’écrouler une chaîne de sous-traitance vitale pour les grands assembliers.

Un changement collectif

L’autre bataille est celle de l’emploi et de l’apprentissage. Le contenu et la responsabilité des formations sont renvoyés aux branches, à elles de s’en emparer pour créer les compétences dont elles ont besoin. Aux entreprises d’engager les apprentis. "Je regrette que des centaines d’entreprises préfèrent payer une amende plutôt que d’embaucher 5 % d’apprentis."

Il appelle à un changement d’état d’esprit collectif. En aparté, il balaie d’un revers de main les bons indicateurs macro-économiques qui tombent chaque jour, estimant que "ce sont des informations de rang 2, la clé ce sont des comportements qui changent dans la durée." Pour le Président, la bataille est culturelle et elle ne se gagnera pas au 55 rue du faubourg Saint-Honoré.

 

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2 commentaires

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29/03/2018 - 23h28 -

53% du PIB de la France est généré par l'Etat français. Aux USA, c'est 20%, bon mais c'est inadapté à nos critères sociaux. En Allemagne, difficile à affirmer (de 40% à 45%?) - moins en tout cas. Avant Hollande, nous étions à 50% - disons "que le glissement à été limité", pour être sympa. Alors qui Produit comme une Brute à l'Intérieur de ce pays? J'espère que ce n'est pas ma dernière cartouche d'humour.
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Nom profil

29/03/2018 - 23h10 -

Oui ok bien sûr! En commençant par éviter de nous emmerder avec des "registres des bénéficiaires effectifs" qui nécessitent 2 kilomètres de paperasse et 7500€ d'amende en cas de retard. Pour une SASU, c'est filppant et inutile!
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