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Intelligence artificielle, startups de la deep tech… Ce que financera le Fonds pour l’innovation du gouvernement

Marine Protais , ,

Publié le

Le Fonds pour l’innovation et l’industrie (FII), créé en début d'année, servira à financer deux projets sur l’IA, les start-up de la deep tech et un programme sur les nano-technologies, ont annoncé Bruno Le Maire et Frédérique Vidal à l’issue de la première rencontre du Conseil de l’innovation. Un nouvel organe qui oriente la politique d'innovation du gouvernement.

Intelligence artificielle, startups de la deep tech… Ce que financera le Fonds pour l’innovation du gouvernement
Les ministres Bruno Le Maire et Frédérique Vidal ont détaillé le mode de fonctionnement du Fonds pour l'innovation et l'industrie mercredi 18 juillet.

Plus d’innovations de rupture en France, voilà le but du Fonds pour l’innovation et l’industrie (FII). Ce fonds a été créé en janvier dernier après avoir été promis par Emmanuel Macron durant sa campagne.  Ce qu’il financera a été dévoilé un peu plus précisément mercredi 18 juillet par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et la ministre de l’Enseignement supérieure et de la recherche Frédérique Vidal.

Deux défis sur l’intelligence artificielle

Le fonds est doté de 10 milliards d’euros, issus de cessions d’actifs, mais seuls ses rendements, soit 250 millions d’euros par an seront

investis. La plus importante partie de cette enveloppe, 150 millions d’euros, servira à subventionner de "grands défis" technologiques

et sociétaux "à fort impact" et "nécessitant la levée de barrières technologiques", selon les mots de Bercy. "Ces grands défis doivent permettre de créer de nouveaux marchés, où la France pourrait prendre une position de leader", précise le communiqué de presse.

Les deux premiers grands défis que subventionnera le fonds concernent l’intelligence artificielle et s’inspirent largement du rapport Villani sur le sujet : comment améliorer les diagnostics médicaux grâce à l’IA et comment sécuriser, fiabiliser et certifier les systèmes qui ont recours à l’intelligence artificielle.

Choix du Conseil de l’innovation

Ils ont été choisis par le Conseil de l’innovation, nouvel organe de décision censé orienté la politique d'innovation du gouvernement. La première rencontre du Conseil s’est tenue mercredi 18 juillet. Trois rencontres par an sont prévues. Il est co-présidé par Bruno Le Maire et Frédérique Vidal, et est également constitué de quatre autres ministres et secrétaires d’Etat (Nicolas Hulot à la Transition écologique, Mounir Mahjoubi au Numérique, Gérald Darmanin pour les Comptes publics, Florence Parly aux Armées), le président de BPI France Nicolas Dufourcq, et Thierry Damerval, président de l'Agence nationale de la recherche et de Bpifrance.

A ces noms s’ajoutent six personnalités du monde de l’entreprenariat, de l’industrie et de la recherche : Benoît Potier, PDG d’Air Liquide, Isabelle Ryl, directrice générale déléguée aux transferts et aux partenariats industriels par interim de l’Inria, Eric Carreel, fondateur de la start-up Withings, Isabelle de Crémoux présidente du directoire du fonds Seventure partners, Jean-Michelle Dalle, économiste et directeur général de l’incubateur Agoranov et Marie Meynadier, directrice générale de l’entreprise Eos Imaging.

Inspiré de la Darpa

Chaque défi sera ensuite supervisé par des responsables de programme. Ils seront chargés de définir les axes de recherche, de favoriser la levée d’éventuelles barrières réglementaires, et surtout évalueront les différents projets permettant de répondre à ces défis. Des profils avec des compétences à la fois scientifiques et entreprenariales, qui devraient être recrutés d’ici la fin d’année, indique Bercy.

Ce fonctionnement par responsable de programme est inspiré de la Darpa américaine, l'Agence de la défense américaine chargée du développement des nouvelles technologies. "A la différence que les innovations soutenues ne seront pas uniquement militaires", précise un membre du cabinet de Bruno Le Maire.

Aider les deep tech

En parallèle de ces deux défis sur l’IA, 70 millions d’euros du Fonds d’investissement pour l’innovation et l’industrie seront destinés à un programme dédié à l’accompagnement des deep tech françaises opéré par Bpifrance. Ces jeunes pousses qui développent des technologies souvent issues des laboratoires ont besoin de plus de capitaux et de temps pour se développer.

"En France, les startups proposant des innovations d’usage via des services numériques n’ont pas de mal à se financer, ce n’est pas le cas des deeptech", précise un membre du cabinet de Bruno Le Maire. Le gouvernement entend corriger le tir. Les 70 millions d’euros seront versés sous forme de subvention, de dotation aux concours et de bourse. L’objectif est de doubler la création annuelle de startups deep tech.

Pour le reste de l’enveloppe du fonds : 25 millions d'euros par an seront dédiés au plan Nano 2022 pour le développement des nanotechnologies, tandis que les 5 millions d'euros restants seront alloués en fonction des besoins, à l'appréciation du Conseil de l'innovation. Le Conseil de l’innovation aura également pour mission de simplifier les aides publiques pour l’innovation.

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