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Innover contre le chômage

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Innover contre le chômage

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En partenariat avec Industrie Explorer

Et c’est reparti ! Le débat sur le temps de travail en France est revenu sur le devant de la scène, ces dernières semaines en France. Il y a eu la saillie d’Éric Wœrth, le délégué général des Républicains affirmant que l’on ne travaillait pas assez en France. Il y a eu la proposition choc du patron des hôpitaux parisiens, Martin Hirsch, qui voulait réformer les 35 heures. Et puis dernièrement, la provocation de Christiane Taubira, la ministre de la Justice, plaidant pour la semaine de 32 heures… Tout le monde y est allé ensuite de sa petite phrase pour abonder dans le sens de ces différents points de vue ou pour les contrer. Mais la manière dont a été formulée la question du travail en France n’est peut-être plus tout à fait adaptée à la réalité. Pour au moins deux raisons.

5,5 millions de personnes en âge de travailler sont aujourd’hui inactives. C’est bien cette force productive inexploitée qui grève nos statistiques, bien plus que les 35 heures.

Soyons clairs. Oui, la France ne travaille pas assez. Mais non, ce n’est pas seulement une histoire de temps de travail. Si la France ne travaille pas assez c’est surtout parce qu’il n’y a pas assez de Français qui travaillent. Faut-il le rappeler ? 5,5 millions de personnes en âge de travailler sont aujourd’hui inactives. C’est bien cette force productive inexploitée qui grève nos statistiques, bien plus que les 35 heures. Le sujet français n’est donc pas comment travailler plus mais comment remettre plus de monde au travail. Tant que nous ne toucherons pas de manière forte au coût du travail, il y a peu de chances que les choses changent sur ce plan.

Deuxième argument : à l’ère numérique, on ne peut plus se poser la question du travail et du temps dévolu à celui-ci de la même manière qu’à l’âge industriel. Et pas seulement parce que l’on serait connecté tout le temps et donc, potentiellement, en permanence au « boulot ». Ce qu’il faut surtout comprendre, c’est que les technologies digitales dévorent le travail. C’est même leur principal atout : c’est parce qu’elles sont moins intensives en emploi que les entreprises les adoptent. Cela génère bien sûr de nouveaux jobs mais très peu au regard des destructions engendrées par ces nouveaux services.

Dans ce contexte, remettre sur la table les 35 heures revient à prendre le sujet « travail » par le petit bout de la lorgnette. Pour avancer sur le sujet, il faudrait dépasser ces petites phrases et polémiques stériles, regarder la réalité en face dans toutes ses composantes, pour proposer une organisation de rupture pour notre marché du travail. Bref, il faudrait innover, innover pour lutter contre le chômage de masse. En avons-nous la volonté ?

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1 commentaire

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09/07/2015 - 23h46 -

Innovons, oui mais tous ensemble, puisque le monde est connecté!
C'est vrai qu'il faudrait que les personnes en âge de travailler puissent le faire. Mais il faut comprendre que lorsque l'on contraint une entreprise à payer 4 heures de plus que le temps de travail(35 heures sans perte de salaire)puis qu'on fait passer le temps de travail de 39/40 à 35 heures, c'est une double peine(puisqu'on produit moins).Peine qui va se traduire aussitôt dans le prix de vente, ce qui ne va pas aider la compétitivité.Sans compétitivité, pas de richesse et sans richesses, pas d'emploi !
Vous parler de l'âge du numérique ? Mais comment fait la Chine pour créer autant d'emplois ?
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