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Innovation : le nécessaire Big Bang de simplification

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L'une des 23 listes mises en ligne sur la toute nouvelle plate-forme d'open data du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'intitule "Structures de transfert et de valorisation de technologies". Elle jette un criant regard sur le mille-feuille de l'innovation à la française. Là aussi, le régime s'impose, au nom de la compétitivité.

Innovation : le nécessaire Big Bang de simplification © Pascal Guittet

Les entreprises citées

A l'occasion de la Conférence de Paris dédiée à l'open data, la ministre déléguée à l'Enseignement supérieur et à la Recherche a lancé la première plate-forme open data ministérielle. Et c'est très bien. Cela montre que la France se plonge dans cette incontournable révolution.

Cela permet aussi de constater que la France dispose de 263 structures de transfert et de valorisation de technologies : 72  centres de ressources technologiques, 44 plates-formes technologiques, 34 Instituts Carnot, 29 pôles étudiants pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat, 28 incubateurs (il y en a bien davantage en réalité), 24 centres de développement technologique, 18 sociétés d'accélération du transfert de technologies, et 17 instituts de recherche technologique.

SATT, CRT, IRT, Pepite (tout neufs de cette année)… Voilà l'armada dont dispose notre pays pour accompagner une personne ou une entreprise qui a une idée novatrice à la transformer en un produit ou un service commercialisable.

25 des 27 régions françaises disposent donc, en moyenne, d'une dizaine de ces structures. Seuls La Martinique et Mayotte n'en ont pas. A elle seule Paris en accueille 21, dont six dans le seul 5e arrondissement ! Et ces "structures de transfert et de valorisation" ne sont qu'une partie des organismes nés pour favoriser l'innovation française. Ils doivent travailler en bonne intelligence avec les 27 pôles de recherche et d’enseignement supérieur et les 71 pôles de compétitivité répartis sur le territoire pour  que le process soit optimal. Cela fait beaucoup de rouages. Ce qui nécessite beaucoup d'huile (et l'huile est chère).

L'entrepreneur qui veut se lancer ou le chef d'entreprise qui veut s'appuyer sur l'une de ces structures pour se réinventer n'a que l'embarras du choix. Surtout l'embarras. Et si dans ses journées trop pleines, il trouve le temps d'appeler l'une de ses structures, espérons qu'il ne tombera pas sur le décourageant "Ah non. Ça, c'est pas nous. Il faut passer par…".

Alors à l'heure du "choc de simplification" de François Hollande et du "Big Bang territorial" de Manuel Valls, pourquoi ne pas lancer un "Big Bang de simplification" dans les dispositifs d'accompagnement à l'innovation de notre pays ?

Charles Foucault

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3 commentaires

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28/04/2014 - 12h08 -

Merci pour cette si juste tribune. Que d'énergie gaspillée dans cette chaîne de la valorisation, quand bien même chacun veut bien faire !
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26/04/2014 - 10h59 -

"Ah non. Ça, c'est pas nous. Il faut passer par…" AILLEURS !!! Il est beaucoup plus coûteux, décourageant, contreproductif de chercher le bon interlocuteur que de travailler seul sur son projet. L'argent récolté n'a aucun intérêt s'il apporte des contraintes au delà du raisonnable. Toutes ces administrations (valable pour les associations et universités) réclament des dossiers aussi compliqués à établir que le projet lui-même. Fermez tous ces organismes, s'il vous plait, et réduisez les impôts en conséquence.
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26/04/2014 - 10h38 -

Il faut ajouter que ces structures (auxquelles il faut ajouter les CCI) sont généralement opérées par des gens qui n’ont jamais déposé un brevet de leur vie ni vécu de réelle expérience de BE. Elles sont gratuites, et donc le principe « si c’est gratuit, c’est que c’est toi le produit » s’applique. Leurs clients réels sont l’Etat et les collectivités, pas les entrepreneurs. Quand j’ai besoin d’aide sur l’innovation, il suffit d’appeler un chef d’entreprise qui a déjà engagé une action. La plupart du temps les entrepreneurs sont d’excellents conseils et le font bien volontiers. Ces multiples agences sont en train de dégoûter les chefs d’entreprise d’innover, d’autant que pour agir elles demandent souvent de fournir tellement de renseignements auxquels elle ne comprennent pas grand chose, ce qui leur permet de fuiter sur des éléments stratégiques en toute innocence.. Une entreprise établie va faire appel à un professionnel pour cela. Ces agences s’adressent à mon avis aux débutants.
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