Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Energie

[Infographie] Technip réchauffe les conduites sous-marines des champs pétroliers

Myrtille Delamarche , ,

Publié le

Infographie Malgré l’innovation continue dans les architectures des équipements sous-marins, l’exploitation offshore d’hydrocarbures réserve encore des (mauvaises) surprises aux compagnies pétrolières. Parmi les plus fréquentes, l’obstruction des conduites situées sur le plancher marin, qui peut paralyser l’exploitation pendant plusieurs années. Pour éviter ces pertes de production, le centre d’innovation et de technologie de Technip a développé une solution originale : la couverture chauffante pour pipes.

[Infographie] Technip réchauffe les conduites sous-marines des champs pétroliers © Technip

La production offshore d’hydrocarbures a beau être maîtrisée dans des environnements de plus en plus complexes – plus profonds, à forte pression et haute température -, il reste des impondérables très coûteux, comme l’obstruction des conduites sous-marines par la formation d’hydrates ou de dépôts de paraffine.

En cas d’arrêt prolongé de la production, la formation d’hydrates présente un risque d’obstruction des conduites (flowlines - voir infographie ci-dessous) qui acheminent le gaz entre la tête de puit et le collecteur, ou entre ce dernier et le riser (la conduite verticale qui remonte le gaz vers la surface). Ces hydrates sont des molécules de gaz entourées par une "cage" de molécules d’eau. Elles ont l’apparence et la consistance de la glace et se dissolvent de deux manières : soit par injection de fluides chimiques, soit par chauffage pour faire fondre l’hydrate.

Après avoir déployé un système de chauffage actif des tubes par traçage électrique, Technip invente la couverture chauffante pour conduites sous-marines.

Pourquoi chauffer les conduites ?

Dans le cas – le plus courant – de l’injection de fluides pour dissoudre le bouchon d'hydrates ou de paraffine, ces fluides doivent circuler en boucle dans la conduite. Ce qui impose, sur les champs pétroliers ou gaziers offshore, de doubler les conduites où circule le gaz pour former une boucle (manchette). Ce déploiement de mètres supplémentaires de conduites est très coûteux. En outre, l’action des fluides n’est pas toujours suffisante et le procédé n’est pas idéal en termes de protection de l’environnement.

Traçage électrique…

Première solution, que Technip a été le premier à développer sur le champ Total d’Islay, en mer du Nord : la conduite rigide à double enveloppe déroulable, chauffée par traçage électrique. Ou ETH-PiP, pour "Electrically Trace Heated Pipe-in-Pipe".  Le principe est simple : introduire des câbles électriques chauffants au contact de la canalisation, sous une couche d'isolation thermique en aérogels, avant de couvrir le tout d’un second pipe de protection. Tout le long de la conduite, une fibre optique permet de mesurer mètre par mètre la température. Ainsi, on ne déclenche le chauffage qu’en cas de besoin.

Il y a évidemment un surcoût au mètre, mais le système permet des économies sur les coûts de maintenance. Et "avec un système de chauffage actif, plus besoin de boucle. Il faut deux fois moins de pipe", explique Laurent Decoret, vice-président innovation subsea au centre d’innovation et de technologie de Technip à Rueil-Malmaison.

… ou couverture chauffante ?

Encore en cours de qualification, un autre système permet d’intervenir même si l’opérateur n’a pas fait le choix d’installer de telles conduites lors du développement du champ. Un système de couverture chauffante breveté par Technip vient couvrir un pipe existant sur plusieurs centaines de mètres. Une fibre optique intégrée permet de contrôler la température sur chaque portion. Une fois le blocage repéré, le chauffage est augmenté sur la zone ciblée. "Ce système est sur le point d’entrer en phase pilote avec des opérateurs", confie Laurent Decoret.

Le centre d’innovation et de technologie de Technip travaille également sur l’optimisation des matériaux de ses conduites, dans le but d’alléger le matériel à déployer. Notamment en remplaçant les armures en acier de ses conduites par du carbone. "Certes le prix au mètre est plus élevé, mais comme le poids est réduit de 50%, la configuration de déploiement des risers est aussi plus simple, donc moins chère", rappelle Laurent Decoret.

Myrtille Delamarche

Loading...

Loading...

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle