Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

[INFOGRAPHIE] La France, mauvaise élève de la gestion des finances publiques

Arnaud Dumas ,

Publié le

Difficile de définir la trajectoire française en matière de gestion des finances publiques. Entre réduction des dépenses publiques et soutien de la demande, la France peine à faire son choix… Et se retrouve parmi les derniers de la classe en termes de gestion de son budget. C’est ce que démontre la treizième édition de l’Observatoire des politiques budgétaires et fiscales du cabinet EY.

[INFOGRAPHIE] La France, mauvaise élève de la gestion des finances publiques
Bunter Abacus mit Geldfond illustration boulier, argent, billets, euros
© D.R.

Evolution du taux de croissance, baisse des déficits, augmentation de la dette publique… La France suit la même tendance générale que ses homologues européens, mais en faisant systématiquement moins bien. Pire, la France est le seul pays à ne pas avoir réussi à réduire la dépense publique.

Les politiques d’austérité de pays de l’Union européenne comme le Royaume-Uni ou l’Espagne ont été payantes en termes de réduction de la dépense publique. L’Allemagne a également fait des efforts pour dégager des excédents budgétaires, notamment en réduisant ses investissements.

"La plupart des pays ont profité de ce que l’on a appelé "l’oxymore de l'embellie", à savoir les trois faiblesses gagnantes : la faiblesse du taux de change de l’euro, des taux d’intérêt et des prix des matières premières, pour redresser leur budget, explique Charles Ménard, associé EY société d’avocats, expert en politique fiscale et en charge de l’Observatoire. Mais la France est celle qui tire le moins bien son épingle du jeu".


En cause, la difficulté de la France à faire un choix entre politique fiscale de l’offre et politique de la demande. Le poids de l’impôt se positionne parmi les plus élevés d’Europe, en deuxième position derrière le Danemark.

Mais c’est sur la structure des prélèvements obligatoires que la spécificité de la France se remarque. En comparaison aux autres pays européens, la France taxe peu les revenus et bénéfices qui représentent respectivement 5,7 % et 18,6 % du total des recettes fiscales, contre 6,6 % et 22,8 % pour les autres pays de l’Union européenne.

Ce qui la positionne plutôt du côté d’une stratégie de l’offre. Par ailleurs, elle taxe moins la consommation que d’autres pays (Royaume-Uni, Espagne…). Ce qui la place plutôt du côté de la demande…

La fiscalité française se rattrape en revanche sur les cotisations sociales, qui représentent 37,2 % des recettes, contre 31,1 dans le reste de l’Europe.

Les dernières mesures fiscales de la France illustre le propos de l’étude. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) permet de réduire la fiscalité des entreprises, et démontre une stratégie de l’offre. Les annonces récentes de François Hollande, pour lutter contre le chômage, plaident en revanche pour une relance de la demande…

"La France a une stratégie hybride qui la fait alterner les mesures pro-offre et les mesures pro-demande, estime Charles Ménard. Il en résulte souvent une succession de taxes ; même si cette inflation normative s’est calmée récemment."

Selon l’étude de l’Observatoire,  si le gouvernement peine à supprimer des taxes, le nombre de mesures fiscales dans les lois de finances a tendance à baisser depuis 2014.

Arnaud Dumas

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle