"Il n’existe pas encore de marché de l’impression 3D en France", estime Olivier Dario du Symop

A l’occasion du salon Global Industrie du 27 au 30 mars à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le Symop, le Cetim et le CEA ont lancé un portail de la fabrication additive afin de fédérer une filière tricolore de l’impression 3D. Olivier Dario, délégué général du Syndicat des machines et technologies de production (Symop), revient sur la nécessité de faire émerger un marché de la fabrication additive en France.

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Le Symop, le Cetim et le CEA ont lancé un portail de la fabrication additive afin de fédérer une filière tricolore de l’impression 3D.

L’Usine Nouvelle : Vous avez annoncé à l’occasion de Global Industrie le lancement d’un portail en ligne sur la fabrication additive en partenariat avec le CEA, le Cetim et le soutien de Bpifrance. A quoi sert cette plate-forme ?
Olivier Dario : Le portail réunit 70 acteurs de l’impression 3D en France : fabricants d’imprimantes 3D, prestataires de service, fournisseurs de matières premières mais aussi centres technologiques et clusters. Tous les acteurs qui peuvent aider une entreprise à adopter la technologie. Le but est d’identifier les acteurs pour permettre l’émergence d’une filière fabrication additive française. Il existe différentes initiatives en région comme la plate-forme Additive factory hub sur le plateau de Saclay, la volonté de créer un centre de formation à Charleville-Mézières… Le but est de rassembler ces initiatives pour identifier l’offre.

Outre l’identification des acteurs, quelles autres conditions sont nécessaires pour faire émerger une filière impression 3D en France ?
Il faut travailler sur les normes, notamment de sécurité et sur les matériaux, c’est l’un des grands chantiers de l’impression 3D. Il faut que les technologies soient plus robustes, aujourd’hui les machines ont encore du mal à répliquer la même pièce. Et il faut développer les cas d’usages pour créer une demande. Les cas d’usages sont encore trop peu nombreux.

Pourtant les industriels multiplient les annonces quant à leurs investissements en impression 3D…
Nous sommes dans une phase d’amorçage. Il n’existe pas encore de marché de l’impression 3D en France. Pour le moment, ce sont surtout les grands donneurs d’ordres qui lancent des initiatives. C’est pour cela que nous avons lancé 3D Start PME avec le CEA et le Cetim, un programme calqué sur le modèle de Robot start PME. Son but est d’aider les petites entreprises à intégrer l’impression 3D dans leurs processus. Le programme inclut une aide financière si l’entreprise achète une imprimante 3D mais aussi et surtout un accompagnement en amont pour leur expliquer ce que permet la fabrication additive, les aider à identifier les cas d’usage, les pièces qui pourraient être fabriquées en impression 3D. 30 PME seront accompagnées à partir de fin avril.

Sur le marché de l’impression 3D, les fabricants français font face à une forte concurrence des Etats-Unis notamment avec HP et GE…
Oui, et c’est pour cela qu’il est indispensable de créer une filière française. Il ne faut pas se laisser aller comme nous avions pu le faire auparavant avec la machine-outil. Pas seulement pour crier cocorico, mais parce que l’impression 3D est la technologie la plus stratégique de l’industrie du futur. L’enjeu en 2018 sera aussi d’acquérir les compétences nécessaires à son développement.

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