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Il faut arrêter les discours compassionnels sur l'industrie, selon CroissancePlus

Publié le , mis à jour le 30/06/2017 À 11H59

Tribune Une tribune de Jean-Baptiste Danet, Président de CroissancePlus, Co-Président d’Ipanema et Laurent Vronski, responsable du Groupe Industrie de CroissancePlus, directeur général de ERVOR.

Il faut arrêter les discours compassionnels sur l'industrie, selon CroissancePlus
Laurent Vronski, responsable du Groupe Industrie de CroissancePlus, Président de ERVOR
© DR.

La victoire d’Emmanuel Macron, construite en quelques mois, remet brutalement en cause le système des partis traditionnels. Si de tels bouleversements sont possibles dans le champ politique, l’industrie de notre pays peut alors, elle aussi, rêver de renverser la table !

L’industrie en France est depuis de nombreuses années l’objet de discours compassionnels qui vantent son importance tout en pleurant son déclin. Elle ne fait l’actualité qu’à l’occasion de dramatiques restructurations, où l’on entend le désespoir de salariés condamnés au chômage et prêts à en découdre pour éviter l’inéluctable cessation d’activités.

Or il n’y a rien précisément rien d’inéluctable à cette situation. L’industrie est au cœur des bouleversements de nos économies : la digitalisation, par exemple, repose sur des productions industrielles, que l’on parle d’impression 3D ou d’objets connectés.
L’Allemagne, modèle envié, montre effectivement la voie. Il suffit pour s’en convaincre d’aller à Hanovre où se tient chaque année la plus grande rencontre des industries mondiales. Pour chaque ligne de produits, 5 à 10 entreprises allemandes sont présentes ! Et que de jeunes hommes et femmes, qui ont choisi le secteur industriel parce qu’il parle d’avenir et offre des perspectives ! A l’inverse, les Français sont timidement présents sous leurs bannières régionales : l’ancrage est une chose importante, mais le regroupement géographique n’a presque aucun sens dans ce type d’événement. Il nous faut donc voir les choses différemment pour redonner sa place à l’industrie en France.

L’industrie d’aujourd’hui, plus encore celle de demain, a traversé toutes les révolutions : celles de la mondialisation, du digital, des nouveaux modes de management, des circuits courts, etc. Elle est à la croisée de tous les changements, et elle ne grandit que lorsqu’elle sait les intégrer. L’industrie de l’avenir est une industrie souple, réactive, dynamique, conquérante. Conquérante notamment des marchés internationaux, là où la comparaison entre la France et l’Allemagne reste cruelle.

Pour redonner son lustre à l’industrie en France, il faut donc opérer une révolution culturelle. Celle dont les industriels de CroissancePlus, l’association des entrepreneurs de croissance, constituent la fusée éclairante. De leur réussite, ils ont déduit les facteurs clés de succès, pour que l’industrie en France change d’image et retrouve toute son attractivité, notamment auprès des jeunes talents. La France n’est pas condamnée à envoyer ses ingénieurs dans la finance !

Quelles sont ces pistes ? La première, c’est de raccourcir les circuits d’intégration des nouvelles technologies, en favorisant les greffes et l’irrigation, en déployant les formations pour adapter les salariés aux changements. La deuxième, c’est de sortir de son pré carré. La France bénéficie d’un crédit, dans le monde, sur lequel ses industriels doivent capitaliser pour conquérir des marchés. Trop d’entreprises industrielles demeurent locales ; il faut porter un esprit de conquête. Enfin, les entreprises industrielles doivent prendre en main le changement d’image de leur secteur : ouvrir les portes, valoriser les succès, montrer comment l’industrie intègre tous les changements, dire l’immense intérêt qu’il y a à y travailler. Ce travail  ne doit pas être mené par les seuls fleurons mondiaux dont la France peut légitimement être fière, mais par l’ensemble du tissu industriel hexagonal.

Certains se sont émus qu’il n’y ait pas de ministère de l’industrie dans le premier gouvernement d’Emmanuel Macron. Nous n’en demandons pas ! L’industrie est transverse à tellement d’enjeux, qu’il est inutile de penser la soutenir en préservant les raisonnements sectoriels du passé. Non, pas de ministère de l’industrie, mais un élan national pour nos industries porté par la nation tout entière !

Jean-Baptiste Danet, Président de CroissancePlus, Co-Président d’Ipanema et Laurent Vronski, responsable du Groupe Industrie de CroissancePlus, directeur général de ERVOR.
 

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