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IIOT

Publié le

IIOT
Christine Kerdellant
© DR

Les entreprises citées

Lacronyme est joli. Le sigle plus encore. IIOT : des barres, un rond, une potence, il hésite entre le jeu du pendu et celui du morpion. Il ne manque que la croix. Mais sans doute en est-il une pour ceux qu’il effraie, qui ne sont pas encore entrés de plain-pied dans le grand bain du numérique. L’IIOT, ou industrial internet of things, l’internet des objets appliqué à l’industrie, ou plus simplement l’internet industriel, est la capacité à faire fonctionner de concert les machines intelligentes, l’analyse des données et les hommes.

Le jeu en vaut la chandelle. Les entreprises qui s’y sont attelées et les études des grands cabinets montrent que l’on peut réaliser entre 15 et 30 % de gains de productivité grâce à la digitalisation de la production. Pouvoir en particulier contrôler les machines en temps réel et corriger les incidents avant qu’ils ne surviennent et n’arrêtent la production – la maintenance prédictive ou préventive – représente un progrès immense. L’IIOT est un joli réservoir de croissance et de compétitivité.

Une étude d’IFS, un éditeur de solutions de gestion, menée sur 750 entreprises dans 16 grands pays industrialisés, révèle que tous les secteurs de l’industrie mondiale ne sont pas au même niveau de maturité en matière de transformation digitale. En tête, l’industrie aéronautique : 44 % des entreprises de ce secteur – l’un des plus concurrentiels qui soient – se considèrent avancées dans leur capacité à tirer parti de la digitalisation. Les technologies numériques qu’elles commencent à exploiter ? La maintenance prédictive et l’impression 3D pour les pièces de rechange. Viennent ensuite les groupes de construction, puis les entreprises de production. Tout en bas, on trouve les sociétés pétrogazières, qui ne sont que 19 % à se considérer capables de bénéficier des avantages de la révolution 4.0. L’étude IFS montre aussi que les freins à la transformation numérique sont aujourd’hui, en France comme ailleurs, la réticence au changement, le manque de collaborateurs compétents en interne et la menace accrue en matière de (cyber)sécurité.

À l’origine, la gestion des technologies industrielles se répartissait entre l’IT, les technologies de l’information, et l’OT, les technologies d’exploitation. Les premières fonctionnent top down, c’est-à-dire du haut vers le bas, tandis que les secondes sont bottom up, elles vont de bas en haut. Avec l’émergence de l’IIOT, les deux environnements convergent.

Le retard pris par la France – quinze ans de sous-investissement et de décimation de l’industrie pour cause de marges trop faibles – aura peut-être été une chance. Nos entreprises achètent directement des matériels de dernière génération qui pourraient leur donner un avantage de compétitivité substantiel. C’est Tahar Melliti, le directeur général de l’Alliance industrie du futur, qui l’a avoué lors du forum d’Enerpresse le 22 juin à Deauville. Et ne lui demandez pas si l’arrivée d’un nouvel exécutif lui fait craindre pour la survie de l’Alliance, cette association qui a pour vocation de moderniser l’outil industriel et qui, après deux ans d’existence, clame avoir accompagné 41 000 entreprises. C’est Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, qui l’avait lancée le 18 mai 2015 à Nantes… 

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