I-Ten lève 10 millions d’euros pour ses microbatteries solides à trois dimensions

La pépite I-Ten a annoncé le 22 mai avoir levé 10 millions d’euros. De quoi industrialiser la production de ses microbatteries solides et rechargeables qui misent sur une technologie tridimensionnelle pour décupler la capacité de stockage.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

I-Ten lève 10 millions d’euros pour ses microbatteries solides à trois dimensions
I-TEN - Une micro-batterie qui veut révolutionner le stockage d’énergie dans les circuits électroniques

Deuxième levée de fonds majeure pour I-Ten. La start-up qui développe des microbatteries solides et rechargeables a annoncé le 22 mai avoir réussi une levée de fonds de 10 millions d’euros. En 2014, elle avait déjà levé 3,2 millions auprès de Demeter Parnters, Innovacom et Kreaxi, qui sont aujourd’hui rejoints par Eren Groupe et Habert Dassault. Selon un communiqué de l’entreprise, "l’augmentation de capital se déroule en deux étapes : une première tranche de 6M€ et une seconde tranche de 4M€ dans quelques mois." Implantée près de Lyon, I-Ten compte aujourd’hui 15 personnes et compte utiliser la première tranche de financement pour "engager l’industrialisation d’une première génération de ses micro-batteries révolutionnaires pour approvisionner des clients de référence dans de nombreuses technologies de pointe telles que l’horlogerie, les capteurs, l’internet des objets, la santé, la sécurité, la défense et diverses applications électroniques importantes". La seconde tranche de financement "sera principalement dédiée au développement de nouvelles générations de micro-batteries et de nouveaux formats".

Créée fin 2011 par Fabien Gaben, docteur en physique-chimie qui a dirigé la R&D de la Société de véhicules électriques (Dassault) de 2008 à 2010, I-Ten s’appuie sur une technologie de rupture développée avec l’ENS Lyon et l’Institut Carnot de Bourgogne et protégée par 8 brevets : une microbatterie rechargeable tout solide formée de multicouches en céramique. Cette technologie tridimensionnelle permet selon la start-up de décupler la capacité de stockage d’énergie - à encombrement planaire identique - par rapport aux microbatteries planaires. Et l’absence d’électrolyte liquide ou polymère et d’anode en lithium rend la microbatterie résistante aux hautes températures, ce qui lui permet d’être soudée sur les circuits comme n’importe quel composant passif. "Miniaturisation et intégration aux process des électroniciens : nous répondons totalement aux besoins des fabricants", expliquait Fabien Gaben à l’Usine Nouvelle après sa première levée de fonds.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

I-Ten mise sur le besoin d’énergie croissant des circuits électroniques. Selon Fabien Gaben, son président, les solutions traditionnelles de stockage d’énergie sont mal adaptées aux contraintes industrielles des électroniciens : "Les piles boutons sont non rechargeables, les supercondensateurs s’auto-déchargent, les microbatteries planaires ont des durées de vie trop faibles… Et toutes sont trop encombrantes et posent des problèmes pour être soudées sur les cartes électroniques." I-Ten revendique un degré de miniaturisation "encore jamais atteint avec des tailles jusqu’à 1 mm3", des "capacités de 100 à 1000 microAh pour des volumes de seulement 1 à 5 mm3", une grande longévité et une résistance à la température qui permet le soudage des batteries.

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS