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Hyperloop TT tente de convaincre en dévoilant sa capsule de transport de passagers

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Publié le , mis à jour le 03/10/2018 À 16H15

La société américaine Hyperloop Transportation Technologies a dévoilé le 2 octobre sa capsule de passagers à taille réelle lors d’une cérémonie en Espagne. Elle fait partie des entreprises porteuses du projet de train futuriste à très grande vitesse Hyperloop, qui suscite toujours beaucoup de suspicion.

Hyperloop TT tente de convaincre en dévoilant sa capsule de transport de passagers
La société américaine Hyperloop Transportation Technologies (HyperloopTT) a dévoilé mardi sa capsule de passagers à taille réelle lors d’une cérémonie à Puerto de Santa Maria (Espagne), a-t-on appris auprès d'HTT, l'une des deux entreprises porteuses du projet de train futuriste à très grande vitesse Hyperloop.
© MARCELO DEL POZO

La capsule passagers d'Hyperloop a été dévoilée à Puerto de Santa Maria, en Espagne. Nommée "Quintero One", elle est presque entièrement construite à partir de Vibranium™, un matériau composite intelligent double-couche spécialement conçu par HyperloopTT. Longue de 32 mètres, large de 15 mètres et lourde de 5 tonnes, la capsule a été assemblée dans le sud de l’Espagne, sur le site aérospatial du partenaire d’Hyperloop, Airtificial, une nouvelle entreprise née de la fusion de l’expert en matériaux composites Carbures et de la société d’ingénierie Inypsa qui fournit des entreprises comme Airbus et Boeing.

"Aujourd’hui, nous avons dévoilé un nouveau type de vaisseau de transport construit à partir du pourcentage de composites le plus élevé du secteur, rendant peut-être la capsule d’Hyperloop l’un des véhicules de transport les plus sûrs au monde", a déclaré Rafael Contreras, cofondateur et président d’Airtificial, dans un communiqué. Première capsule de passagers grandeur nature au monde, elle sera bientôt acheminée sur le site de Recherche et développement de Toulouse (Haute-Garonne) afin d’y être optimisée et utilisée sur l’une des premières pistes d’essais.

"En cinq ans seulement, nous avons élaboré et résolu tous les problèmes posés par la technologie nécessaire à l’Hyperloop avec notre nouveau système de lévitation, nos pompes à vide, nos batteries et nos composites intelligents", a souligné Dirk Ahlborn, cofondateur et président directeur général d’HyperloopTT.

Suspicion autour d'Hyperloop 

Selon Bibop Gresta, président et co-fondateur de la société, cité dans le communiqué, "en 2019, cette capsule sera complètement optimisée et prête à accueillir des passagers". Une avancée dans le calendrier qui donne du poids à une entreprise qui n'a pas toujours su conquérir la confiance des locaux. Ainsi, les élus écologistes de la région Nouvelle Aquitaine dénoncent depuis plus de deux ans ce projet. "Les promoteurs du projet Hyperloop exercent depuis quelques mois un lobbying intense auprès des collectivités et des médias, notamment en Limousin, mais aussi à Toulouse ou dans la région des Pouilles (Italie). Objectif : décider les élu-e-s à engager des fonds publics pour développer une technologie qui répondrait aux besoins de mobilité des habitant-e-s des territoires", écrivaient les élus verts dans un communiqué daté de mars 2018 et titré : "Hyperloop : une entourloupe financière, technique et écologique". 

La société a officialisé en janvier 2017 son arrivée à Toulouse, sur l’ancienne base aérienne de Francazal, devenue une pépinière des transports du futur. Ce centre de R&D dans lequel HyperloopTT a prévu d'investir 40 millions d'euros sur cinq ans, réunira aussi à terme un incubateur de start-ups travaillant sur des technologies connexes au projet Hyperloop. Trois morceaux de tubes ont déjà été livrés.

HyperloopTT, créée en 2013, a notamment signé un accord avec la ville de Brno, en République Tchèque, pour étudier la faisabilité d'une liaison ultra-rapide avec Bratislava, en Slovaquie. Lancé en 2013 par Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, le programme de recherche Hyperloop s'appuie sur des capsules qui devraient léviter dans des tubes à base pression à une vitesse pouvant atteindre 1 200 km/h. Parmi les sociétés les plus avancées sur cette technologie figure aussi Hyperloop One.

 

Avec Reuters, Julie Rimbert et Yves Clarisse

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1 commentaire

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04/10/2018 - 10h20 -

La forme ne me semble pas logique: Si le train avance dans le vide (pas de 'bouchon' de surpression), pourquoi lui donner une forme aérodynamique? Pour séduire les investisseurs, parce que c'est plus joli?
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