[Gilets jaunes] Le gouvernement annule finalement la hausse des taxes sur les carburants en 2019

[ACTUALISÉ] La hausse des taxes sur les carburants, mesure contre laquelle est initialement né le mouvement des "gilets jaunes", sera finalement annulée en 2019. Après avoir annoncé un moratoire sur le sujet, le gouvernement a finalement décidé le 5 décembre de les supprimer. Cela suffira-t-il pour autant à calmer ce mouvement social, dont les répercussions économiques inquiètent l’industrie ?

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[Gilets jaunes] Le gouvernement annule finalement la hausse des taxes sur les carburants en 2019
La hausse des taxes sur les carburants, mesure contre laquelle est initialement né le mouvement des "gilets jaunes", sera finalement annulée en 2019.

Actualisation du jeudi 6 décembre : Finalement, pas de moratoire ! Le soir du mercredi 5 décembre, le gouvernement a annoncé l’annulation pour l’année 2019 des augmentations des taxes sur les carburants. La veille, le Premier ministre avait seulement annoncé un moratoire sur le sujet, avec le gel pendant plusieurs mois de ces taxes. Pour autant, ce n’est pas la fin du débat sur la fiscalité du carburant. Comme nous l’expliquions dans notre "vrai ou faux" sur le prix du carburant, des hausses de taxes sont prévues jusqu’en 2022…

La mobilisation des gilets jaunes aura finalement porté en partie ses fruits. Alors que les manifestations se sont poursuivies le samedi 1er décembre, non sans violences notamment à Paris, le gouvernement a décidé de reculer sur la taxation des carburants. C’est la hausse de ces taxes, prévue pour le 1er janvier 2019, qui avait déclenché ce mouvement, étendu depuis à de nombreuses autres revendications sociales et politiques.

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Le Premier Ministre Édouard Philippe a annoncé la suspendre pour plusieurs mois, mardi 4 décembre devant des députés En marche et Modem, une annonce décidée la veille à l'Élysée lors d'une réunion de crise présidée par Emmanuel Macron. Édouard Philippe ne recevra finalement pas de gilets jaunes ce mardi, ces derniers ayant annulé leur venue pour "raisons de sécurité". Ce geste du gouvernement était réclamé par l’ensemble des partis de l’opposition. Suffira-t-il pour autant à calmer la fronde des gilets jaunes, dont certains représentants réclament notamment des "états généraux de la fiscalité", "une nouvelle répartition des richesses en France" ?

À la place de la traditionnelle séance de questions au gouvernement devrait se tenir le mercredi 5 décembre à l'Assemblée nationale un débat sur la "fiscalité écologique et ses incidences sur le pouvoir d'achat", suivi d'un vote des députés qui n'engagera pas la responsabilité du gouvernement.

Les pertes enregistrées par l'industrie

L’annonce du moratoire devrait en tout cas soulager le patronat et l’industrie, qui s’inquiètent déjà de l’impact économique de ce mouvement que les entreprises commencent à chiffrer. Le 3 décembre, l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) a ainsi évoqué des répercussions “catastrophiques et irrécupérables” pour les entreprises alimentaires. Les pertes pourraient aller jusqu’à 13,5 milliards d’euros selon elle et concerneraient principalement les PME.

Le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles a pour sa part révélé une baisse des immatriculations de voitures en France pour le mois de novembre, notamment liée à un ralentissement de la fréquentation dans les concessions selon certains analystes. Tandis que le secteur de l'énergie est toujours confronté au blocage de certains dépôts pétroliers en Bretagne.

D'autres mesures d'apaisement seraient envisagées par le gouvernement, comme une accélération du calendrier de mesures en faveur du pouvoir d’achat d'achat déjà actées : fin des cotisations sur les heures supplémentaires pour les salariés, prime d’activité… Ce qui fait dire sur Twitter à cette journaliste de Public Sénat :

Pour Ségolène Royal, interrogée ce mardi sur Radio Classique : "Mieux vaut tard que jamais" avec ce moratoire. "Cette décision aurait dû être prise dès le départ, dès l'émergence du conflit, dont on sentait qu'il allait être très très dur car on voyait la rage, l'exaspération, notamment des retraités". L’ancienne ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie n’hésite par ailleurs pas à revenir sur ses anciennes positions : elle qui affirme aujourd'hui que "Le lobby nucléaire a obtenu gain de cause", se prononçait auprès de l'Usine Nouvelle, en janvier 2015, pour... la construction de nouvelles centrales nucléaires.

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