Geoffroy Roux de Bézieux officialise sa candidature à la tête du Medef

Le chef d’entreprise Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef, a sans surprise annoncé sa candidature à la succession de Pierre Gattaz à la tête de l’organisation patronale.

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Geoffroy Roux de Bézieux officialise sa candidature à la tête du Medef
Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef, a sans surprise annoncé sa candidature à la succession de Pierre Gattaz à la tête de l’organisation patronale.

C’était un secret de polichinelle, c’est désormais officiel. Geoffroy Roux de Bézieux a annoncé sur un site de campagne et sur son compte Twitter qu’il se portait "candidat à l’élection à la présidence du Medef qui aura lieu le 3 juillet prochain pour porter la voix des entrepreneurs". Il a également expliqué ses motivations dans un entretien au Figaro. Une deuxième candidature pour le chef d’entreprise, qui avait échoué en 2013 à prendre la tête de l’organisation patronale, remportée par Pierre Gattaz. Depuis, il était vice-président délégué du Medef et n’a jamais caché son intention de se présenter à nouveau en 2018.

Etiqueté plus libéral que d’autres, le patron et fondateur de Notus-Technologies (250 salariés) se présente comme "la voix des entrepreneurs" et récuse le surnom de "patron des patrons" qu’on donne parfois au président du Medef. Dans son programme, il assure vouloir faire évoluer son organisation "du Medef de combat au Medef de propositions", et changer son nom pour illustrer ce changement.

Une nouvelle gouvernance

Pas opposé au dialogue social, contrairement à d’autres qui, au sein de l’organisation patronale, le diabolise, il souhaite le délocaliser le plus possible dans les branches et les entreprises. Formule prudente… Conscient que comme pour d’autres corps intermédiaires, la légitimité du Medef "ne fait plus consensus", il propose "une nouvelle gouvernance équilibrée entre branches et territoires". Comme tout candidat qui se respecte, il promet donc de mieux écouter ses adhérents et leurs attentes... Le chef d’entreprise prône une indépendance financière totale, avec un financement qui reposerait à 100% sur les cotisations des entreprises (contre 70% aujourd’hui). En 2013, il avait publié ses "90 propositions d’action".

Il est le quatrième candidat à se déclarer officiellement. Après les deux candidatures venues des Medef territoriaux - Patrick Martin, venu d’Auvergne-Rhône-Alpes, et Frédéric Motte, du Medef Hauts-de-France - , Jean-Charles Simon, ancien directeur général du Medef, avait fait connaître ses intentions. Jean-Dominique Senard, patron de Michelin, n’a pas pu se présenter car il était atteint par la limite d’âge. D’autres noms circulent, dont celui d’Alexandre Saubot, président de l’UIMM, actuellement occupé par la négociation sur l’Assurance chômage. Sortiront-ils du bois à leur tour dans les jours qui viennent ? La campagne démarre vraiment.

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