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L'Usine de l'Energie

Gel des embauches, dépréciations, économies.... Total affronte les prix bas du pétrole

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Le quatrième trimestre 2014 a fortement affecté le résultat annuel de Total en raison de la baise des prix du pétrole. En réponse, le pétrolier français serre les boulons à tous les niveaux.

Gel des embauches, dépréciations, économies.... Total affronte les prix bas du pétrole © D.R. - Total

Les résultats de Total pour 2014 restent hors normes... Cependant, la baisse du prix du baril de pétrole au cours des six derniers mois a égratigné le bilan du groupe pétrolier. Le chiffre d’affaires s’élève à 236,1 milliards de dollars, en repli de 6 %, tandis que le résultat net atteint 12,8 milliards de dollars, en recul de 10 %. Cette baisse pousse Total à revoir ses projets et son organisation pour affronter ce cycle de prix bas qui "généralement dure de 18 à 24 mois", selon Patrick Pouyanné, directeur général de la quatrième major mondiale.

 

Retrouvez notre dossier : AVEC LES COURS DU BARIL EN CHUTE LIBRE, L’INDUSTRIE PÉTROLIÈRE DOIT SE RÉINVENTER

"Total fait face à une double transition. Une transition managériale [ndlr : depuis le décès accidentel de l’ancien PDG Christophe de Margerie en octobre dernier] et une transition conjoncturelle avec le cinquième choc pétrolier", assure Patrick Pouyanné. La première transition a été gérée avec "solidité". La seconde demande de prendre des mesures fortes pour abaisser le point mort du groupe, c’est à dire le prix du baril à partir duquel le groupe pétrolier équilibre ses comptes. En comptant tous les coûts, la point mort en 2014 s’établissait autour de 110 dollars par baril. L’objectif est de l’abaisser à 70 dollars en 2017. Pour y parvenir, pas de secret, le groupe français doit mettre en place une stratégie d’économies et de baisse des investissements.

Diminution d'effectifs de 7000 personnes

Total annonce un gel des embauches pour 2015. Cela devrait représenter une diminution d’effectifs d’environ 2 000 personnes - "soit 200  millions de dollars d'économies" - auxquelles s’ajouteront la vente de la filiale Bostik et d’autre cessions d’actifs. Le nombre de salariés de Total devait diminuer d’environ 7 000 entre fin 2014 et fin 2015. Le groupe compte aujourd'hui environ 100 000 salariés.

Le groupe a également procédé à une dépréciation d’actifs d’environ 7,1 milliards d’euros. Les trois principaux secteurs touchés sont les hydrocarbures non conventionnels aux Etats-Unis, les sables bitumineux au Canada et les actifs de raffinage européen. Concernant ce dernier secteur, la première mesure vise la raffinerie anglaise de Lindsey qui verra sa production divisée par deux et sa capacité réduite de moitié.

Enfin, les investissements sont revus à la baisse d’un peu plus de 10 % pour passer de 26 milliards de dollars en 2014 à 23-24 milliards d’euros en 2015. Le budget de l’exploration-production connait une coupe drastique. Il passe de 3 milliards à 1,9 milliard de dollars. "Cette décision est pour deux tiers stratégique et pour un tiers conjoncturelle. Après avoir dépensé beaucoup d’argent sans obtenir des résultats à la hauteur de nos attentes, nous mettons nos équipes d’exploration sous contraintes afin qu’elles soient plus sélectives dans leur choix", justifie Patrick Pouyanné. Enfin, les coûts opérationnels, déjà visés par un plan de réduction, seront diminués de 1,2 milliard de dollars en 2015 contre 800 millions originellement prévus.

Deux rendez-vous importants sont à guetter. Au printemps, le groupe dévoilera sa nouvelle stratégie pour le raffinage en France. "Nous ne voulons pas parler d’une raffinerie mais de toutes les raffineries pour que tous les salariés de Total ait de la visibilité", prévoit Patrick Pouyanné. Le groupe veut réduire sa capacité européenne de 20 % et la France devra prendre sa part. Enfin, en septembre, le groupe présentera sa nouvelle stratégie en matière d’exploration-production.

Ludovic Dupin

 

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