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Quotidien des Usines

François Hollande veut accélerer le virage vers l’industrie du futur

Solène Davesne , , ,

Publié le

Le président de la République a confirmé que la moitié des 10 milliards d'euros du troisième volet des investissement d'avenir, prévu fin 2016, doit soutenir la montée en gamme de l'industrie et le développement de l'industrie du futur.

François Hollande veut accélerer le virage vers l’industrie du futur © © Présidence de la République - F. Lafite

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En partenariat avec Industrie Explorer

"C’est quand cela va mieux, qu’il faut aller encore plus vite". Devant un parterre de chefs d’entreprises réunis à l’Elysée, François Hollande a martelé le message qu’il s’applique à décliner depuis plusieurs semaines. Cela va mieux, l’économie française redémarre et l’industrie avec. Le chef de l’Etat y voit "les fruits concrets de la politique industrielle" menée depuis le début du quinquennat. Le crédit d’impôt compétitivité emploi a redonné des marges aux entreprises. Le suramortissement fiscal, prolongé d’un an jusqu’en avril 2017 a ajouté un coup de pouce pour inciter les entreprises à investir. L’Elysée, qui recevait pour la troisième fois depuis 2013 les chefs de file de la Nouvelle France industrielle compte aussi sur le déploiement de l’industrie du futur.

Le PIA 3 mis à contribution

Pour accélerer, le chef de l’Etat entend renforcer les moyens financiers dédiés à l’industrie du futur. C’est ce à quoi devra servir le troisième volet de 10 milliards d’euros du programme des investissements d’avenir (PIA), dont les fonds seront totalement engagés mi-2017. La nouvelle enveloppe, lancée d’ici la fin de l’année, doit être détaillée dans les prochaines semaines. Mais François Hollande en a confirmé les grandes lignes. Une moitié devrait servir à l'enseignement supérieur. L'autre moitié devrait être "orientée vers la montée en gamme des entreprises et l’innovation". Une partie de l’enveloppe devrait permettre à la banque publique d’investissement de poursuivre les prêts "industrie du futur".

Le dernier volet du PIA privilégie surtout l’accent sur les financements en fonds propres : 4 des 10 milliards d’euros doivent abonder des fonds existants, dans l’amorçage ou pour prendre des participations dans des projets d’industrialisation (fonds SPI). Le PIA 3 doit aussi financer des nouveaux fonds, pour financer des "grands défis", aider à l’internationalisation des PME et commercialiser des innovations dans les infrastructures énergétiques et urbaines.

Droit à l’expérimentation

Autre proposition : François Hollande entend aussi renforcer la "capacité d’invention" de l’industrie. Pour stimuler l’innovation "l’expérimentation réglementaire doit être encouragée", assure le chef de l’Etat pour qui "l’industrie du future renvoie à l’administration du futur". Le développement de l’avion électrique, des drones ou de la voiture autonome nécessitent notamment des évolutions de la réglementation. Les industriels pourront proposer leurs projets en juillet devant le conseil de la simplification pour solliciter des demandes d’expérimentations. "Pour l’administration, cela peut être un choc", reconnait François Hollande. Mais pour le chef de l’Etat, "il y a de grandes perspectives de créations d’emplois".

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1 commentaire

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25/05/2016 - 17h01 -

François Hollande a bien analysé la problématique à laquelle l'industrie du futur se trouve confrontée. C'est la résistance au changement de nos très chères administrations qui se retranchent derrière des réglementations du siècle dernier, souvent redoutables d'efficacité contre la création et le déploiement des entreprises high tech. Patron d'une start up je peux en témoigner en tant que victime à qui le ministère de l'Industrie a opposé une "ordonnance de Charles de Gaulle de 1945" lui interdisant la commercialisation de l'un de ses produits phares. J'ai cru d'abord à une farce ... mais non ! Et pourquoi pas aussi une ordonnance de Louis XVI ? Conséquence : licenciement, + de 2M€ de pertes économiques, une entreprise innovante et son patron au bord de la ruine. Alors oui la mutation de nos administrations est indispensable pour l'économie de notre pays et de ses entreprises innovantes et tant pis si cela doit être vécu par elles comme une frustration ou un "choc" (sic) ...
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