François Hollande : Rien de neuf ou presque sur la politique de soutien aux entreprises

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A mi-mandat, le président François Hollande a tenté lors d'une émission sur TF1 de rassurer les français sur sa ligne économique et sociale. Pour ce qui concerne les préoccupations des entreprises, il a montré une certaine empathie sans annonces majeures si ce n’est une bascule en 2017 du CICE sur les cotisations sociales et l’installation d’une commission d’application du compte-pénibilité chapeautée par un parlementaire et un chef d’entreprise.

François Hollande : Rien de neuf ou presque sur la politique de soutien aux entreprises © Capture d'écran TF1

Le 6 novembre au soir sur TF1, François Hollande a défendu son droit à une vie privée et son cap politique. Il a aussi tenté de faire preuve d’une certaine empathie avec les difficultés des français. Après une séquence sur "l’homme François Hollande" pendant laquelle le journaliste Thierry Demaizières a tenté sans succès de lui faire fendre l’armure, les sujets économiques et sociaux ont été au cœur des débats.

Parmi les quatre français présents sur le plateau, c’est Karine Charbonnier, la patronne de l’ETI familiale de boulonnerie d’Armentières (59), Beck Crespel, qui était chargé d’aborder les préoccupations des entreprises. "Si je déménageais ma PME de France au Royaume-Uni, l’économie annuelle de charges et taxes serait de 3 millions d’euros", a-t-elle attaqué bille en tête. Le président l’a remerciée "de maintenir et créer des emplois en France" et lui a rappelé les efforts de la nation avec le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Problème : le CICE de madame Charbonnier ne représente qu’une économie de 300 000 euros. Le dixième de ce dont elle aurait besoin, selon elle. Le Président a consenti "qu’il fallait aller plus loin (…), que cette somme n’était pas suffisante." Il a donc fait la promotion à la patronne de Beck Crespel de la trajectoire complète de son pacte de responsabilité avec les futures baisses de l'impôt sur les sociétés, de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) et des cotisations familiales.

Un engagement maintes fois affirmé avec toutefois une annonce nouvelle : la bascule après trois ans des sommes en jeu dans le CICE sur des baisses de cotisations patronales. De quoi simplifier un dispositif parfois vécu comme complexe en particulier dans les PME.

Sur les questions de simplification, le président en a profité pour revenir sur le sujet sensible du compte-pénibilité. Il a reconnu à la fois ses difficultés d’application et la légitimité d’une "retraite plus précoce" pour les salariés qui connaissent des conditions de travail pénibles. Pour résoudre cette contradiction il a annoncé la création d’une commission d’application sur le compte-pénibilité présidée par un parlementaire et un chef d’entreprise. Jusqu’à aujourd’hui seul Michel de Virville, ex-DRH de Renault, était en charge de cette mission. Enfin, le président a tenté de redonner de l’optimisme à la communauté des entrepreneurs avec des projets collectifs : la future conférence climat Paris 2015 sur laquelle il attend beaucoup "de la communauté des industriels" pour trouver des solutions, la candidature ferme à l’exposition universelle de 2025 et celle de Paris aux JO de 2024, dont il veut convaincre Anne Hidalgo, la maire de la capitale.

Anne-Sophie Bellaiche

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