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Election présidentielle 2017

François Fillon, ce candidat qui s'intéresse peu à l'industrie

Solène Davesne , ,

Publié le

Le vainqueur de la primaire de la droite ne parle quasiment pas d’industrie. La politique industrielle est la grande absente de son programme. 

François Fillon, ce candidat qui s'intéresse peu à l'industrie © European People's Party CC Flickr

Les entreprises citées

Que propose François Fillon, le grand vainqueur de la primaire ouverte de la droite et du centre, pour redresser spécifiquement l’industrie ? Alors que le co-président du think tank de la Fabrique de l’industrie Louis Gallois espère qu’"on parle plus d’industrie dans cette campagne", le candidat de la droite à l’élection présidentielle n'en fait pour l'instant pas une priorité.

Le terme lui-même n’apparait pratiquement pas dans le document de synthèse de son programme "pour vous"  diffusé sur son site internet. L’ancien Premier ministre fait à l’inverse de l’agriculture et de la défense sa priorité. Le document d’une centaine de pages consacre quatre pages au chapitre "agriculture". Les autres chapitres s’intéressent notamment aux  "commerçants", à la "ruralité", aux "emmerdements" (consacrés à la simplification administrative) ou au "travail".  La seule occurrence du mot industrie intervient au chapitre "rupture", lorsque le candidat de la droite souligne la nécessité de "faire de la France le pays de l’innovation et capitaliser sur notre grande histoire industrielle".

Fana de Sport auto plus que de constructeurs auto

Son dernier livre "Faire", publié en septembre 2015, ne donne pas davantage de détails de la vision de l’industrie de François Fillon. Sur 320 pages, le député de Paris détaille sa passion du sport automobile et ses rencontres avec les agriculteurs sarthois. La seule réflexion sur une politique industrielle se trouve à la page 302. Le candidat de la droite y dresse un parallèle entre les succès de l’industrie automobile allemande et française et impute les erreurs des constructeurs français au mode de recrutement des grands patrons, issus souvent de l’ENA ou des grands corps. "Leur gestion a été exemplaire, rationnelle, prudente, efficace. Il leur manquait juste la passion de l’automobile", souligne François Fillon. Une piste sur ce qui pourrait nourrir sa réflexion autour de l’Etat actionnaire.

Le numérique et l'agriculture le passionne plus que l'industrie

Pour François Fillon,le soutien de l’industrie passe avant tout par des mesures transversales, avec l’abaissement de la fiscalité et la réforme du droit du travail. A défaut de politique industrielle, le nouveau leader de la droite française, qui a été ministre des technologies de l’information dans le gouvernement d’Alain Juppé en 1995, accorde une place importante au numérique.

Dans la recherche, il propose d’étendre le dispositif des chaires industrielles, d’élargir le crédit d’impôt recherche aux exploitations agricoles et de relancer la recherche sur les OGM.

Il détaille aussi quelques propositions en matière d’énergie. Dans son programme, il souhaite "mettre le paquet sur la recherche en stockage de C02", consolider la filière nucléaire et développer une filière industrielle française des énergies renouvelables. Le passionné d’automobile se pose aussi "la question de l’abandon à terme du disesel" - pas forcément très consensuelle- et milite pour soutenir le développement des véhicules électriques. Le candidat a encore plusieurs mois pour affiner son programme industriel.

 

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