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L'Usine Auto

[Formule 1] Comment est fabriqué le Halo, le nouvel ange gardien des pilotes

Sylvain Arnulf , , , ,

Publié le

Vidéo Pour la saison 2018 qui démarre ce 23 mars à Melbourne (Australie), la Fédération internationale de l’automobile a imposé aux équipes de Formule 1 l’installation d’un arceau de sécurité pour protéger la tête des pilotes : le "halo". Plusieurs sociétés européennes développent et fabriquent cette protection de cockpit peu esthétique, mais qui pourrait sauver des vies.  

[Formule 1] Comment est fabriqué le Halo, le nouvel ange gardien des pilotes © Nedschroef

A chaque nouvelle saison de Formule 1 ses challenges techniques. Pour le cru 2018, lancé ce 23 mars en Australie, les ingénieurs des équipes ont dû se creuser la tête pour intégrer une nouvelle pièce standard à leurs voitures : un arceau de protection en titane entourant la tête du pilote, le "halo". Une pièce d’une quinzaine de kilos imposée par la FIA (Fédération internationale de l’automobile) aux équipes de Formule 1 et Formule 2 dès cette année, puis de Formule E fin 2018. Cet appendice peu esthétique (et déjà honni des fans de sports mécaniques) est le fruit d’une longue réflexion entamée au début des années 2010, après plusieurs accidents mortels. Alors que la sécurité des monoplaces a fait des progrès considérables, un talon d’Achille subsistait : la zone du cockpit ouvert, laissant la tête du pilote vulnérable.

L’Institut FIA a lancé un projet de recherche en 2011 autour d’un système de "protection frontale avancée pour les têtes des pilotes". Plusieurs concepts ont émergé, comme l’Aeroscreen, proposé par l’écurie Red Bull, une sorte de visière de protection, mais c’est finalement le "Halo" qui a été choisi, un arceau en titane fixé sur la carrosserie, derrière le volant, et de part et d’autre du cockpit.

Il doit être capable de dévier une roue lancée à 225 km/h, des débris éventuels, de supporter l’équivalent de 12 tonnes de poids, le tout sans gêner l’extraction du pilote en cas d’accident.

Trois fabricants homologués

La FIA a homologué trois fabricants fin 2017 : l’allemand CP Autosport, le britannique SST Technology l’italien V System (basé à Fiorano, sur les terres de Ferrari). Deux d’entre eux fournissent les dix équipes de Formule 1 à l’entame de la saison 2018. Un seul a accepté de rompre le secret autour de la fabrication du "Halo" : la firme allemande CP Autosport, filiale du groupe Nedschroef, qui produit des pièces de haute technologie high-tech pour les sports mécaniques, l’aéronautique et le spatial. 200 salariés travaillent dans son atelier de Büren, en Rhénanie du nord – Westphalie.

10 tonnes de titane pour une centaine de pièces

C’est elle qui fabrique la majorité de la centaine de "Halos" vendus aux équipes (une quinzaine de milliers d’euros par pièce, tout de même). 10 tonnes de titane de grade 5 (haute résistance), préalablement traité, a été nécessaire pour les façonner. La recette du halo compte cinq étapes : le pré-usinage des tubes (chaque Halo en compte cinq), l’usinage, le soudage (effectué dans une chambre fermée pour éviter toute interférence d’un corps étranger), le traitement thermique et le contrôle qualité. Ce "check up" final comprend un passage au rayon X pour détecter d’éventuelles micro-fissures.

C’est ensuite à chaque équipe d’intégrer au mieux cet élément standard à sa monoplace. Les écuries peuvent apposer des appendices aérodynamiques sur leurs halos si elles le souhaitent, mais avec de nombreuses restrictions. Elles peuvent aussi en peindre la surface extérieure mais pas intérieure, pour ne pas perturber la vision des pilotes. Ces derniers se sont apparemment vite habitués à cette auréole noire dans leur champ de vision lors des essais de pré-saison.

La FIA promet de faire évoluer le design du "Halo", pour le rendre plus esthétique, voire d’évaluer des solutions radicalement différentes, lors des prochaines années. Mais la protection des cockpits ouverts devrait devenir la norme en sport automobile, pour éviter le plus possible de blessures graves à la tête et de morts. Cela vaut bien quelques désagréments cosmétiques.

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1 commentaire

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27/03/2018 - 18h27 -

Supprimer la formule 1 ferait beaucoup d'economies de paroles inutiles et de nuisances. Ce n'est meme plus un banc d'essai pour nos futures voitures donc inutile et surpayé
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