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Fives-Michelin veut prendre 20 % du marché mondial de l'impression 3D métallique

Marine Protais , ,

Publié le

A la une La société commune de Fives et Michelin a dévoilé ses ambitions au salon Advanced Manufacturing Meetings de Clermont-Ferrand. Le nouveau spécialiste de l'impression 3D métallique, dont les premières machines seront livrées fin 2016, compte sur 20 % de parts de marché d'ici à 10 ans.

Fives-Michelin veut prendre 20 % du marché mondial de l'impression 3D métallique © Michelin

Les entreprises citées

Fives Michelin Additive solutions compte conquérir le marché de l'impression 3D métallique à grande vitesse. En automne 2015, le fabricant de pneumatiques auvergnat et l'ingénieriste créaient une société commune. Présente sur le salon Advanced Manufacturing Meetings de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), du 30 mai au 2 juin, la joint-venture a annoncé la livraison de ses premières imprimantes pour fin 2016-début 2017.

Les machines sont en production dans les sites Fives de Saint-Céré (Lot) et Cincinnati aux Etats-Unis. Le site de CapdeNac (Lot) sera également sollicité si besoin de plus de capacité. "Nous avons déjà reçu plusieurs précommandes", se félicite Vincent Ferreiro, directeur commercial de Fives Michelin Additive Solutions et directeur partenariats pour Michelin. Le secteur de l'énergie serait particulièrement intéressé. En plus des imprimantes, FMAS concevra et fabriquera des pièces métalliques, et proposera un service de formation et de SAV pour ses machines. Le tout vendu sous la marque "AddUp".

Industrialiser l'impression 3D

Les imprimantes 3D proposées par la joint-venture fabriquent des pièces par couches de poudre métallique mises en fusion par un laser. Une technologie déjà existante qui permet d'obtenir des pièces plus complexes qu'en usinage. Mais contrairement aux machines présentes sur le marché, FMAS affirme que ses imprimantes sont plus robustes. Elles peuvent fabriquer des pièces très fines jusqu'à 2/10ème de millimètre d'épaisseur. Et surtout elles peuvent en produire beaucoup, avec les mêmes caractéristiques. "Notre souhait est de sortir l'impression 3D du simple prototypage, explique Vincent Ferreiro. Nos machines sont conçues pour fonctionner 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, sans opération de maintenance."

Lire aussi: l'interview de Jean-Camille Uring de Fives

La technologie a été développée en secret chez Michelin depuis une dizaine d'années, puis a été améliorée par Fives. Le pneumaticien l'utilise pour produire ses pneus CrossClimate et Premier. Certaines petites pièces des moules, celles qui forment les sillons des pneus, sont imprimées en 3D. "Nous avons produit un million de pièces", affirme Vincent Ferreiro. Toutefois, l'industriel avoue ne pas encore être parvenu au stade de la production de masse.

Doubler les effectifs 

Michelin n'a pas peur de vendre sa technologie à d'autres industriels, voir à ses concurrents directs. Mais il espère bien conserver sa longueur d'avance. "Nous prévoyons le coup d'après", assure Vincent Ferreiro. Dans trois mois, Fives Michelin Additive Solutions devrait commencer à produire des machines capables de fabriquer des pièces plus grandes.

Pour accélérer la croissance de leur joint-venture, Fives et Michelin ne lésinent pas sur les moyens. Un premier programme de 25 millions d'euros a été engagé depuis 2015. "Et nous n'hésiterons pas à investir davantage", avance Vincent Ferreiro. Un plan de recrutement est en cours. FMAS compte embaucher 30 personnes supplémentaires dans les 18 prochains mois, et ainsi doubler ses effectifs. La joint-venture espère obtenir 20% de parts de marché d'ici à dix ans. Son ambition : devenir le leader mondial de la fabrication additive, elle prévoit même d'installer un site en Asie.

Fives Michelin Additive Solutions n'est pas le seul industriel à s'intéresser au marché de l'impression 3D métallique. En février, Siemens a annoncé un investissement de plus de 20 millions d'euros pour développer cette technologie. Thales imprimera des pièces pour satellites à Casablanca d'ici à 2018, et General Electric imprime en 3D son turboréacteur.

Marine Protais

FMAS veut séduire les PME
Fives Michelin Additive Solutions ouvrira une plate-forme technologique en octobre 2016. Sorte de showroom de 2 000 mètres carrés où les petites entreprises pourront essayer gratuitement, pour de petites séries de dix pièces, les machines de FMAS. "Nous avons besoin de leur montrer que la technologie marche", argumente Vincent Ferreiro. Une PME ne fera pas l'investissement d'acheter nos machines sans savoir ce qu'elle peut faire avec." La région Auvergne-Rhône-Alpes a investi 3,2 millions d'euros dans cette plate-forme. Un investissement dont bénéficient FMAS, mais aussi Aubert et Duval qui y présentera ses poudres métalliques pour fabrication additive.

 

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1 commentaire

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03/06/2016 - 16h42 -

Je me permets de réagir à la dernière phrase de cet article : "General Electric imprime en 3D son turboréacteur", qui n'est pas exacte. La réalité, c'est que General Electric produit en série l'injecteur de carburant du turboréacteur LEAP-X en Laser Beam Melting, et non pas le turboréacteur complet. Par ailleurs ce n'est pas SON turboréacteur, le turboréacteur LEAP-X étant produit par CFMI, coentreprise entre General Electric et Safran à 50/50.
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