Exportations agroalimentaires: des idées pour jouer collectif

Face à l'atomicité des acteurs de l’agroalimentaire, les professionnels réunis lors d’un colloque consacré à l’export, mercredi 22 juillet à Paris, rappellent la nécessité d’avancer groupés pour conquérir de nouveaux marchés.

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Avec un tissu entrepreneurial essentiellement composé de TPE et de PME, le secteur agroalimentaire français se distingue par son atomicité. De plus, les acteurs institutionnels ne manquent pas: BusinessFrance, les Chambres de commerce et d'industrie, le ministère de l'Agriculture... Face à ce constat, 3 acteurs ont émis, lors d'un colloque organisé mercredi 22 juillet à Paris, quelques courtes idées pour jouer davantage collectif.

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Les pouvoirs publics devraient se saisir de cette question, estime Michel Nalet, président de la Commission Développement des exportations de l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) et directeur des relations extérieures de Lactalis. "Il y a besoin de réfléchir et de se structurer par rapport à un environnement très hétérogène. Le secteur laitier que je représente est plutôt bien organisé, mais les régions agissent à un niveau inégal de l’une à l’autre. Il faut que les acteurs se parlent, et que l’on parle de l’export : c’est le vecteur de développement des entreprises. Aujourd’hui, au sein des plus hautes instances politiques, c’est très rare que l’on valorise l’export, alors que c’est fédérateur, notamment au sein des filières !"

Les entreprises peuvent agir par elles-mêmes

Pour François Burgaud, président de l’Adepta, l’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires, il convient de démarrer par une instance de dialogue. "Je suis pour un lieu de concertation et d’échanges organisé par l’Etat. La proposition que je ferais volontiers, c’est de créer un grand comité stratégique de la France à l’exportation, avec une majorité d’acteurs privés", estime-t-il. Il en appelle également à davantage de stabilité gouvernementale. "On a eu 4 ministres du Commerce extérieur depuis 2012, ce qui n’aide pas dans la permanence de la présence de la France à l’étranger !"

"Nous mettons à disposition de nos 200 entreprises spécialisées dans les intrants et les équipements pour l’agroalimentaire, qui exportent chaque année l’équivalent de 150 Airbus A320 (environ 10 milliards d’euros), un réseau de salariés permanents pour aider celles qui veulent aller à l’exportation à sortir de leur zone de confort. On ne les aide pas à aller en Belgique ou en Allemagne, mais au Burkina Faso, au Brésil… avec des conditions réglementaires qu’elles ne connaissent pas", explique-t-il.

Directeur commercial du groupement de producteurs de fruits frais Blue Whale (300 producteurs, 75 pays clients, 80% de l’activité effectuée à l’export), Marc Peyre insiste lui aussi sur la nécessaire prise en main des entreprises par elles-mêmes. "L’exportation est notre ADN, depuis notre création en 1969 pour vendre des pommes à l’étranger. Un container de plus vendu à l’export représente 2000 nouveaux pommiers en France ! Dans les premières années, cela a bien marché, puis la guerre Iran/Irak et des fermetures de marché nous ont pénalisés. Nous avions également peu de références à proposer. Dans les années 1990, nous avons proposé de nouvelles variétés. La principale clef du succès à l’export réside dans les marques (BtoB ou BtoC avec Pink Lady). Sans marque, à l’export, c’est impossible."

Franck Stassi

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