[Expo Dubaï 2020] Les entreprises françaises déjà mobilisées et celles qui sont attendues

Les grandes entreprise, en particulier de l'industrie, sont invités à contribuer à la présence française lors de l’exposition universelle de Dubaï en 2020. Pour tous les acteurs de l’énergie, de la mobilité, de la ville, c’est l’opportunité de démontrer leur savoir-faire, dans une région à mi-chemin entre l’Europe et l’Asie… et d’assurer la viabilité économique du pavillon France au profit des PME et des ETI.

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[Expo Dubaï 2020] Les entreprises françaises déjà mobilisées et celles qui sont attendues
Site de l'exposition Dubaï 2020

Plus de 25 millions de visiteurs sont attendus à l’exposition universelle de Dubaï qui se tiendra d’octobre 2020 à avril 2021. Les Emirats arabe unis qui fêteront les 50 ans de leur création en 2021 mettent le paquet sur cet événement pour prouver leur dynamisme et la soutenabilité de leur modèle de développement. Ce qui reste à démontrer au vu de la débauche d’énergie, de matériaux et du modèle social "particulier" mis en œuvre pour faire surgir ces villes au milieu du désert.Les Emiratis ayant clairement identifié ce défi, ils ont articulé leur exposition autour de trois thèmes : opportunités, mobilité, durabilité.

Le site de l’exposition universelle deviendra lui-même un nouveau quartier de Dubaï édifié dans une logique de développement durable. C’est l’occasion, pour les industriels français, selon Erik Linkier, président de la Cofrex (la compagnie française des expositions),"de démontrer leur savoir-faire. Nos acteurs portent une vision complète de la ville qui est très "citizen centric". Une ville conçue pour ceux qui y vivent. Et une exposition universelle, c’est un peu les JO des entreprises".

Les locomotives

Pour construire et animer le pavillon France, dont l’architecture sera présentée le 19 mars prochain par la secrétaire d’Etat Brune Poirson, les concours privés sont plus que bienvenus puisque sur un budget global de 28 à 29 millions d’euros, la subvention de l’Etat ne sera que de 20 millions d’euros. Reste donc à trouver 8 à 9 millions via les recettes générées par le pavillon lui-même (restauration, locations d’espaces, etc..) et la contribution en numéraire, en nature ou en compétences des entreprises privées.

Celles-ci bénéficient bien évidemment de contreparties avec l’utilisation du lieu pour exposer leurs produits ou recevoir leurs clients. Au-delà du million d’euros de contribution, elles co-décident de la programmation de la participation française. Le ticket d'entrée débute à 200 000 euros. Parmi les déjà très impliquées, on compte en particulier Engie qui a le titre d’ambassadeur officiel du projet aux côtés des autorités françaises, mais aussi déjà Alcatel Lucent entreprise, Bureau Veritas, ATKearney, Renault, la RATP, AXA.

Les pressentis

D’autres comme Saint-Gobain ou Akuo energy réfléchissent à apporter leur expertise sur la construction du pavillon. En revanche, on ne compte pas encore, pour l’instant, l’une des premières capitalisations du CAC 40, Total dont le slogan "Comitted to better energy" semble en parfait accord avec le thème de développement soutenable de l’exposition. Certains grands acteurs du transport comme la SNCF ou ses filiales comme Keolis ou Systra seraient aussi bienvenues dans un pavillon qui sera implanté dans la zone mobilité de l’Exposition.

Afin de pouvoir faire bénéficier les PME et ETI de la présence française, la Cofrex qui pilote des groupes de travail auxquels participent les entreprises, a décidé de caler l’animation du pavillon autour des thématiques des salons professionnels qui rythment le calendrier dubaïote. Business France ou Bpifrance organiseront des missions au moment opportun pour des entreprises plus petites qui n’ont pas forcément les moyens d’être des partenaires directs de l’opération. "Dubaï est la deuxième ville mondiale pour les salons professionnels, c’est une opportunité de contact dans un environnement qui sera valorisant" estime Erik Linquier.

L’exposition elle-même devrait accueillir à 85 % des particuliers. Si l’objectif de 25 millions de visiteurs est atteint, le reste, c’est-à-dire 3,75 millions, seront des professionnels.

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