Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Experts, scientifiques et régulateurs se réunissent en Suisse sur la gouvernance de l’intelligence artificielle

Marion Garreau ,

Publié le

Une table ronde multipartite se tient samedi 23 mars en Suisse pour discuter de la gouvernance de l’intelligence artificielle. Ce sujet devient majeur, alors que plusieurs commissions d’experts doivent rendre leurs recommandations éthiques dans les prochaines semaines.

Experts, scientifiques et régulateurs se réunissent en Suisse sur la gouvernance de l’intelligence artificielle
Image prétexte intelligence artificielle.
© PSA

L’événement se positionne comme le premier forum international sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA). Une cinquantaine d’experts, de scientifiques et de régulateurs se réunissent samedi 23 mars à la fondation Brocher, près de Genève en Suisse, pour une table ronde organisée par l’association AI Transparency Institute.

"L’objectif est de créer du lien entre les chercheurs en intelligence artificielle, les régulateurs, la société civile et l’industrie ; de les réunir pour discuter des enjeux, des risques et opportunités de l’IA, explique Eva Thelisson, juriste et fondatrice de l’association organisatrice, experte notamment invitée au groupe de travail sur l'IA de l'OCDE. L’objectif de ce forum est aussi démocratiser le débat, qui doit sortir des instances de régulation et des commissions scientifiques. C’est un point important pour construire la confiance dans ces technologies."

Confronter les points de vue

L’éthique et la gouvernance de l’IA sont des sujets en plein essor. "Il y a de nombreuses discussions et plans d’action en Chine, aux États-Unis, au niveau européen et dans plusieurs pays d’Europe, reconnait Eva Thelisson. Mais d’une culture à l’autre, la définition et la vision de l’intelligence artificielle peuvent changer. L’objectif avec cette réunion est de confronter les points de vue et de mieux comprendre la culture de chacun."

Ce forum intervient dans un moment d’accélération des prises de position sur l’éthique des systèmes d’intelligence artificielle. La commission sur l’éthique des systèmes autonomes et intelligents de l’IEEE (l’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens) doit publier lundi 25 mars la première édition officielle de ses recommandations sur le sujet. Les préconisations de l’Unesco et du groupe d’experts de l’OCDE sont aussi attendues dans les prochaines semaines.

"Un équivalent au Giec pourrait être un cadre unificateur"

Raja Chatila, qui préside cette commission de l’IEEE et professeur à la Sorbonne Université, interviendra au forum à Genève. "La gouvernance de l’intelligence artificielle est un sujet exploratoire que toute réflexion va nourrir. Aujourd’hui on ne sait toujours pas comment le définir, donc on observe une multiplication des forums", observe-t-il, rappelant qu’en février, au Word Gouvernance Forum organisé à Abu Dhabi, la gouvernance de l’IA occupait une part importante des débats.

Sans oublier la proposition d'Emmanuel Macron de créer un "Giec de l'IA", qui a rallié le Canada fin 2018. "C’est une proposition qui est en cours de clarification et qui aboutira sans doute", estime le chercheur, qui la voit plutôt positivement. "Un équivalent au Giec pourrait être un cadre unificateur, une structure qui aura les moyens d’agir."

La transparence encore en débat

Une telle gouvernance internationale ne pourra s’appuyer que sur la reconnaissance de principes éthiques communs. D’où l’importance des recommandations à venir. "Nous avançons sur les principes que les systèmes d’intelligence artificielle devront respecter mais certains font encore débat, reconnaît Raja Chatila. C’est le cas par exemple de la transparence, qui implique que l’on sache comment fonctionne une technologie et comment elle produit son résultat. Ce sujet est source de tension car certains y voient une obligation de dévoiler les secrets industriels."

"Tout l’enjeu de ces sujets est de rendre les systèmes d’IA dignes de confiance, insiste l’expert en éthique. Ce terme de confiance est en train de devenir la base de plus en plus de débats." Des débats qui devraient s’accélérer pour faire de 2019 une année charnière.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle